Greta Thunberg : Jair Bolsonaro traite la militante écologiste de « gamine »

Le président brésilien Jair Bolsonaro, pendant une cérémonie à Brasilia, le 2 décembre. — Eraldo Peres/AP/SIPA

Déjà visée par Donald Trump en septembre, Greta Thunberg a cette fois-ci été attaquée par Jair Bolsonaro. Le président d’extrême droite du Brésil a qualifié mardi de « gamine » la jeune activiste suédoise, qui avait condamné dimanche l’assassinat de deux indigènes en Amazonie.

« Greta a dit que les indigènes sont morts parce qu’ils défendaient l’Amazonie », a ironisé le chef de l’Etat lors d’un point presse à la sortie de sa résidence officielle à Brasilia. « C’est impressionnant de voir l’importance que les médias accordent à une gamine comme elle, une gamine », a-t-il ajouté.

Connue pour son fort tempérament, Greta Thunberg, 16 ans, n’a pas hésité à répondre à la provocation. Elle a saisi la perche tendue par le président brésilien en actualisant la description de son profil sur Twitter avec le terme « pirralha » (gamine) utilisé par M. Bolsonaro en portugais.

Deux indigènes assassinés dimanche

Dimanche dernier, l’égérie de la lutte contre le réchauffement climatique avait condamné sur les réseaux sociaux l’assassinat de deux indigènes de la tribu Guajajara tués par balles dans l’Etat du Maranhao (nord-est). Un autre leader indigène avait été tué dans la même région il y a un peu plus d’un mois.

« Les peuples indigènes sont littéralement en train d’être assassinés alors qu’ils tentent de combattre la déforestation illégale. Ça continue encore et encore. C’est honteux que le monde garde le silence là-dessus », avait écrit l’adolescente suédoise sur Twitter.

Bolsonaro a déclaré mardi que « toute mort est préoccupante » et assuré que son gouvernement était « contre la déforestation illégale ».

Mais le président brésilien, climatosceptique assumé, est régulièrement la cible des critiques des militants écologistes, notamment en raison de son intention d’autoriser les activités minières au sein de territoires indigènes. Il avait également défrayé la chronique pour avoir relativisé la recrudescence des feux de forêt en août et septembre

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