Google dévoile un prototype de lunettes proposant une traduction universelle en réalité augmentée

Dix ans après Google Glass, Google revoit sa copie. Sans tambour ni trompette, l’entreprise de Mountain View a profité de sa conférence pour développeurs Google I/O, mercredi, pour dévoiler un prototype de smart glasses (lunettes connectées) permettant de retranscrire et de traduire en temps réelle une conversation. Et ce n’est sans doute que le début.

Avant de s’enflammer, plusieurs précisions s’imposent. Il s’agit d’un prototype sans date de commercialisation ni prix. Et personne ne l’a testé pour savoir si cela marche aussi bien que dans la vidéo pleine d’émotion dévoilée.

Grâce au machine learning, Google a fait de gros progrès sur la traduction en temps réel, comme le mode interprète lancé sur ses smartphones Pixel l’a prouvé – et ajoute aujourd’hui 24 nouvelles langues sur Google Translate, pour un total de 133 supportées. Avec ce prototype de lunettes, l’entreprise va plus loin, avec une technologie qui s’efface un peu plus et permet d’être davantage présent : le texte de la traduction s’affiche directement sur le verre des lunettes, comme « des sous-titres pour le monde environnant », explique le product manager Max Spear.

Enrichir le réel plutôt que le remplacer

Le patron d’Alphabet, Sundar Pichai, insiste dans un billet publié sur le blog de l’entreprise : « Les fonctions de réalité augmentée sont déjà utiles sur smartphone, mais la magie va vraiment se matérialiser quand on pourra l’utiliser dans le monde réel sans barrière technologique. » Contrairement à la vision du métavers de Mark Zuckerberg qui veut nous transporter dans des univers virtuels, Google mise sur la réalité augmentée « que l’on peut utiliser dans nos vies de tous les jours, dans le vrai monde. »

Google, Apple, Facebook, Amazon, Snapchat, Meta (Facebook)… Les géants de la Silicon Valley sont engagés dans une course à l’ambient computing, l’informatique ambiant, qui veut se fondre dans notre environnement. Après avoir été collés à nos écrans de PC, après être devenu accro à nos smartphones,