France

Gisèle Pelicot : « L’ampleur du procès m’a dépassée » avant son livre « Et la joie de vivre »

Gisèle Pelicot a participé à une interview sur France 5 dans « La Grande librairie » le 17 février, pour présenter son livre co-écrit avec Judith Perrignon. Elle a dit : « Ce livre est un message d’espoir », et a encouragé les victimes à « n’ayez jamais honte. Ne perdez jamais confiance en vous. »


« Je suis une femme debout aujourd’hui. » Un an après le procès et les condamnations de Dominique Pelicot ainsi que de ses 50 co-accusés, Gisèle Pelicot a accordé une interview d’une heure à France 5, dans l’émission « La Grande librairie », à l’occasion de la publication, le 17 février, de son livre coécrit avec l’écrivaine Judith Perrignon, intitulé *Et la joie de vivre*.

« Ce livre est un message d’espoir », a déclaré Gisèle Pelicot, âgée de 73 ans. « Je veux dire à toutes les victimes : n’ayez jamais honte. Ne perdez jamais confiance en vous. »

### « Un grand coup de pied dans la fourmilière »

Devenue une icône mondiale, terme qu’elle admet avoir « beaucoup de mal » à accepter, Gisèle Pelicot a évoqué son procès, dont « l’ampleur l’a complètement dépassée ». Elle a souligné le soutien des dizaines de femmes présentes chaque jour au tribunal, les milliers de lettres qu’elle a reçues, et en particulier son choix de refuser le huis clos « pour que la honte change de camp ».

Elle a expliqué qu’il était nécessaire de « donner un grand coup de pied dans la fourmilière de cette société machiste et patriarcale », afin qu’« une femme qui se réveille le matin et ne se souvient pas de la veille s’interroge ». Gisèle Pelicot a affirmé n’avoir jamais regretté cette décision, prise quelques semaines avant le début du procès, alors qu’elle marchait sur l’île de Ré.

### Une visite prévue à son ex-mari en prison

Gisèle Pelicot a également évoqué son ex-mari, qu’elle souhaite aller voir en prison. « Je n’ai pas pu, pendant tout ce procès, m’adresser directement à M. Pelicot. Je parlais au président [de la cour d’assises]. Cela fait partie de mon chemin de reconstruction. J’ai besoin d’aller lui demander pourquoi. Pourquoi as-tu fait ça ? J’ai besoin de réponses. Et pour ma fille Caroline aussi », a-t-elle affirmé.

Elle a terminé en évoquant ses aspirations pour l’avenir : « Je serai toujours là pour les femmes qui voudront me rencontrer. Mais j’aspire aussi à une vie apaisée et sereine, j’ai besoin de ça aujourd’hui. »