France

Garde à vue de proches de Salah Abdeslam par un juge antiterroriste, 13-Novembre

Des proches de Salah Abdeslam ont été placés en garde à vue samedi sur décision du juge d’instruction antiterroriste, rapporte une source judiciaire ce lundi. Salah Abdeslam purge une peine de réclusion criminelle à perpétuité pour sa participation aux attentats du 13 novembre 2015.


Des membres de la famille de Salah Abdeslam ont été placés en garde à vue samedi sur ordre d’un juge d’instruction antiterroriste, selon une source judiciaire qui a confirmé une information diffusée par Europe 1 ce lundi.

D’après la radio, ces individus auraient été arrêtés alors qu’ils se dirigeaient vers la prison de Vendin-le-Vieil, dans le Pas-de-Calais, pour un entretien avec le terroriste. La source judiciaire n’a pas souhaité commenter cette affaire, étant en cours d’instruction. Salah Abdeslam purge une peine de réclusion criminelle à perpétuité pour sa participation aux attentats du 13 novembre 2015.

Une clé USB contenant de la propagande djihadiste

Seul survivant des commandos qui ont commis les attentats, Salah Abdeslam est détenu à l’isolement depuis presque dix ans. En novembre 2025, il avait été placé en garde à vue dans le cadre d’une enquête concernant la détention d’une clé USB contenant, selon le Parquet national antiterroriste (Pnat), des documents relatifs à « la propagande officielle d’organisations terroristes, État islamique ou Al-Qaïda ».

Le Pnat avait demandé sa « mise en examen ultérieure ». Cette clé USB lui avait été remise lors d’un entretien par son ancienne compagne, Maëva B., qui a également été mise en examen et incarcérée. Elle est suspectée d’avoir participé à un projet d’attentat déjoué, sans lien avec Abdeslam.

À la suite de ces événements, le directeur du centre pénitentiaire de Vendin-le-Vieil avait mis en place un dispositif de séparation avec hygiaphone, ayant estimé qu’il ne fallait pas exclure l’éventualité que la clé ait été introduite par des visiteurs. Début avril, le tribunal administratif de Lille avait ordonné d’assouplir les conditions de parloir, tout en refusant de suspendre son isolement.