François Hollande «a été élu sur un malentendu», juge Manuel Valls

François Hollande et Manuel Valls, le 30 juin 2016 à l’Elysée. — STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Rien ne va plus entre les deux ex-ténors socialistes. En pleine campagne pour la mairie de Barcelone, Manuel Valls a sévèrement taclé l’ex-président de la République François Hollande dans un entretien accordé à L’Obs.

« François a été élu sur un malentendu. Il fallait tout péter, tout casser. Il ne l’a pas fait. Au fond, dès l’automne 2012, il ne pouvait plus se représenter », a déclaré l’ancien Premier ministre de François Hollande. « Je suis quelqu’un qui encaisse, mais les cinq années de pouvoir ont été redoutables », explique-t-il avant de dresser un sombre tableau de l’état de son parti.

« Le PS est mort »

« En 2014, quand je deviens Premier ministre, je découvre un groupe socialiste déprimé, divisé », se souvient Manuel Valls, qui se pose en visionnaire. « J’ai dit « le PS est mort », le parti, pas les valeurs. Je n’étais pas loin de la vérité », raconte-t-il. Au terme du quinquennat, alors que François Hollande est plus impopulaire que jamais, il confie des moments difficiles. « Je n’en pouvais plus. A la fin, beaucoup n’en pouvaient plus. C’est pour ça que ça s’est effondré. »

Après sa défaite à la primaire en 2017, Manuel Valls a commencé à s’éloigner du Parti socialiste, en rejoignant les rangs d’Emmanuel Macron pendant la campagne pour la présidentielle. Député de l’Essonne, il avait pris la décision d’abandonner son mandat pour rejoindre l’Espagne, et la campagne pour la mairie de Barcelone.

Selon un sondage publié au début du mois par l’institut gouvernemental CIS, Manuel Valls arriverait en quatrième position avec près de 12 % des voix. Ada Colau (gauche radicale) et Ernest Maragall (indépendantiste) seraient au coude à coude pour remporter la mairie et les socialistes arriveraient en troisième position.

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