France – Pologne : « On n’est pas venus pour faire deuxièmes »… Les Bleus conquérants avant la finale de l’Euro

Comme l’a fait observer malicieusement le meneur Andrew Albicy sur Canal+ au coup de sifflet final, les Français ont ménagé cette fois le cœur de leurs fans. Après deux matchs au scénario aussi rocambolesque qu’angoissant, face à la Turquie (87-86 a.p.) puis à l’Italie (93-85 a.p.), les Bleus ont déroulé ce vendredi contre la Pologne à Berlin, en demi-finale de l’EuroBasket (95-54). Tout simplement le plus large succès lors d’une demie d’un Euro, avec une mention pour l’intérieur Guerschon Yabusele, auteur de son plus gros carton en sélection (22 points).

Les supporteurs adverses, une fois de plus majoritaires à Berlin, ont été vite mis à la raison devant l’indubitable supériorité de la bande à Evan Fournier, qui retrouveront la Mercedes-Benz Arena dimanche en finale. « Je suis content, forcément, mais on n’est pas venus pour faire deuxièmes, a lâché le capitaine. On se le dit depuis un moment maintenant. »

Pas de trou d’air, cette fois

Contre des Polonais maladroits (32 % de réussite au tir) et complètement étouffés par la défense française, Vincent Collet s’est payé le luxe de donner du temps de jeu à tout son petit monde. Car l’écart était fait dès la pause (34-18) et les Bleus n’ont pas connu leur fameux trou d’air du 3e quart-temps, si tristement spectaculaire en 8es puis en quart de finale.

Les cadres ont donc pu se reposer comme Rudy Gobert, qui a délivré quelques contres intimidants. « On a encore un match pour marquer l’histoire », a rappelé le pivot de Minnesota. Et cette fois, ce ne sera pas contre une formation capable de signer un exploit en quart face à la Slovénie (90-87), mais qui a exposé ses limites et son inexpérience en demie. Un niveau qu’elle n’avait plus atteint depuis 1971 !

Aucun Français n’a voulu ou su donner sa préférence entre l’Allemagne et l’Espagne, qui s’affrontent ce vendredi soir dans un duel a priori plus équilibré. Mais que ce soit le pays hôte qui les a surclassés lors du premier match de poule (76-63), ou la formation qui leur a tant fait de misères à travers les époques, les Bleus vont devoir battre une équipe de gros calibre dimanche. Ils remportaient alors leur deuxième championnat d’Europe, neuf ans après le sacre de la troupe à Tony Parker en Slovénie.

Les troisièmes de la Coupe du monde 2019 et vice-champions olympiques 2021, même privés de Nicolas Batum et Nando de Colo au repos pour cet Euro, peuvent voir l’horizon avec confiance. A condition de perdre un peu moins de ballons en route, leur gros défaut depuis le début de l’épopée allemande.