Formule 1 : Mercedes au top, embrouilles chez RedBull, changements chez Ferrari… A quoi s’attendre pour 2023 ?

La saison voulue comme celle de la révolution est finalement devenue celle de la domination, de Max Verstappen et de son écurie RedBull. L’exercice 2022 de la Formule 1 s’achève ce week-end sur le circuit de Yas Marina à Abu Dhabi, et contrairement au final incroyable de la saison dernière, on connaît déjà les champions. Reste un peu d’enjeu pour les deuxièmes places au classement des pilotes ou celui des constructeurs, mais guère plus. Cependant, avec entre autres les départs de quatre pilotes, Sebastian Vettel, Daniel Ricciardo, Nicholas Latifi et Mick Schumacher, qui vont provoquer un appel d’air avec l’arrivée d’Oscar Piastri, de Niko Hulkenberg, de Nick de Vryes et probablement de Logan Sargeant, la saison 2023 s’annonce déjà très prometteuse. Surtout que les écuries auront un an d’expérience sur la nouvelle réglementation aérodynamique. De quoi donner envie à 20 Minutes d’imaginer quelques scénarios pour 2023.

Le retour aux avants postes de Mercedes

Que cette saison 2022 fut longue et éprouvante pour Lewis Hamilton et son nouveau coéquipier George Russell. Habitué à tout rafler, sauf en 2021, Mercedes a eu les plus grand des mal à s’habituer à la nouvelle réglementation aérodynamique, comme en témoignent les résultats décevants de la W13 et son concept zéro ponton. Mais les flèches d’argent ont retrouvé de la performance en fin de saison, au point de réaliser un doublé inattendu lors du GP du Brésil, la semaine dernière.

 Avec la première victoire en carrière de George Russell, adoubé par son coéquipier Lewis Hamilton, presque aussi ravi que le vainqueur, de voir Mercedes revenir à son meilleur niveau. Une belle complicité entre les deux pilotes qui pourrait permettre à Mercedes de retrouver le haut du classement, que ce soit celui des pilotes comme celui des constructeurs. La volonté de prolongation de Lewis Hamilton, dont le contrat est censé arriver à terme en fin d’année prochaine, est un indice de plus du probable retour en très grande forme des flèches d’argent, indispensable pour le suspense en tête du championnat

Un duel avec Ferrari

Une « saison tristement drôle » pour Ferrari, comme la qualifiait un fan dans un de nos précédents articles. Une saison 2022 marquée par le retour de la compétitivité chez les rouges, une première depuis trois saisons, mais qui a paradoxalement mis en lumière de terribles errements stratégiques. Au point de provoquer un certains ras-le-bol chez Charles Leclerc, qui ne s’est pas présenté devant les médias avant le Grand Prix du Brésil, las des erreurs de son équipe. John Elkann, le président de Ferrari réfléchirait même à remplacer Mattia Binotto, à la tête de la Scuderia depuis quatre saisons. Selon les dernières rumeurs, il pourrait être remplacé par l’actuel patron d’Alfa Romeo, Frédéric Vasseur. Et autant vous dire qu’avec le Français à la tête de Ferrari, ça filerait droit. De quoi permettre à Charles Leclerc de passer moins de temps à souffler, et plus à gagner ?

RedBull déclassé

Une saison 2022 magnifique, ponctuée d’un deuxième titre de champion du monde des pilotes pour Max Verstappen, et celui de champion du monde des constructeurs pour RedBull. Elle pourrait même devenir historique en cas de deuxième place de Sergio Perez. Sauf que Verstappen a refusé de laisser passer son coéquipier dans l’ultime tour du GP du Brésil, comme c’était prévu. « Il a montré qui il était vraiment », n’a pas hésité à lâcher Checo après l’arrivée. Depuis tout le monde où presque essaye de savoir d’où vient cette brouille, mais une chose est sûre, elle pourrait faire de gros dégâts dans l’écurie.

 La justification mensongère de RedBull, « Max n’a été informé que dans le dernier virage de la demande de rendre la position », dans un communiqué publié jeudi, alors qu’il a été informé dès le virage 6, n’inspire pas à la sérénité du côté du taureau ailé. Daniel Ricciardo, non conservé par McLaren est même pressenti pour revenir dans sa première écurie en tant que pilote de réserve. Rien de bon, donc, pour Perez. Avec une telle ambiance, difficile d’être aussi dominateurs que cette saison, comme le montrent les dernières courses de RedBull.

Encore les montagnes russes pour Alpine

La saison 2022 d’Alpine ressemble à des sacrées montagnes russes, avec d’abord des soucis de fiabilité en début de saison, avant de probablement atteindre la 4e place du classement des constructeurs puisque l’écurie compte 19 points d’avance sur McLaren avant ce week-end, qui était l’objectif de la saison. Mais c’est plutôt en dehors de la piste qu’Alpine a fait parler d’elle. D’abord avec le départ imprévu de Fernando Alonso annoncé par surprise le premier jour de la pause estivale. Puis avec l’imbroglio Oscar Piastri, leur pilote de réserve qui n’a pas hésité à désavouer son équipe publiquement. L’écurie Française s’est bien rattrapée en allant chiper un autre pilote français, Pierre Gasly, dans le giron RedBull. 

De quoi créer un duo alléchant de pilotes, et une entité 100 % française, même si le châssis des monoplaces est fabriqué à Enstone. Laurent Rossi, le directeur d’Alpine, a prévenu : « Il n’y aura pas de hiérarchie ». Leurs jeunes années en karting se sont vite transformées d’amitié en rivalité, et tout le monde prie pour que l’alchimie prenne entre les deux pilotes. Au risque d’encore faire plus parler en dehors de la piste en 2023.

Les débuts de Piastri chez McLaren

On vient de l’évoquer avec Alpine, le faux bon d’Oscar Piastri envers son écurie de toujours a été l’un des feuilletons de cette saison. Ses débuts avec l’écurie McLaren seront donc très scrutés par les observateurs de la Formule 1, tant pour son choix, que pour ses performances dans les catégories inférieures. Il a été sacré champion de F3, puis de F2 lors de chacune de ses premières saisons dans ces catégories. Mais cette fois,  avec une pression toute autre sur les épaules.