Formule 1: Dans les coulisses du GP de France 2021 sur le circuit Paul Ricard au Castellet


Le stand d’Alpine — Adrien Max / 20 Minutes
  • Le Grand Prix de France de Formule a lieu ce week-end sur le circuit Paul Ricard au Castellet, dans le Var. 
  • 20 Minutes a pu se balader sur le Grand Prix pour vous raconter les coulisses de cet univers spectaculaire. 

Du bruit, du bruit et de la vitesse. La Formule 1 a posé ce week-end ses roues au Castellet, dans le Var, pour le Grand Prix de France sur le circuit Paul Ricard. L’occasion d’aller laisser traîner ses yeux, et ses oreilles, dans cet univers assez incroyable qui mobilise 3.000 personnes, du chirurgien au traiteur en passant par les mécaniciens, rien que pour l’organisation de cet évènement qui réunit 15.000 spectateurs par jour.

A peine un pied posé sur le circuit Paul Ricard, et ce sont les oreilles qui sont sollicitées. Si vous être parfois frustrés du son des monoplaces à la télévision, rien de tel que d’entendre ronronner les V6 à quelques mètres de son tympan. Impressionnant. Puis les yeux, avec des voitures qui filent dans tous les sens, sous le regard de la Sainte-Beaume verdoyante.

Difficile de se faire accréditer pour un tel événement, 180 journalistes de 15 nationalités sont sur le pont dans une gigantesque, et jolie, salle de presse. « Et nous avons dû en refuser pour des raisons de capacité », explique Pierre Guyonnet, directeur de la communication du GP de France. Mais une fois accrédité, toutes les portes de la F1 vous sont ouvertes. Ou presque.

Motor-home

Comme se balader dans les paddocks, au milieu des « motor-homes » des dix équipes en lice dans le championnat du Monde de F1. Et ils sont tous plus grands les uns que les autres, avec une mention spéciale pour celui de Mercedes qui dispose de sa propre terrasse privative.

Le paddock de Mercedes avec sa terrasse privative
Le paddock de Mercedes avec sa terrasse privative – Adrien Max / 20 Minutes

Même si celui d’Alpine F1 Team, entièrement rénové en 2019, n’a pas grand-chose à lui envier. Jean-Pierre Raymond est responsable d’une partie de la logistique chez Alpine F1 Team, seule écurie française du plateau. « Ce motor-home est constitué de huit containers, sans compte la partie centrale, et cela nécessite en tout sept semi-remorques. Puisque nous sommes en Autriche dès la semaine prochaine, une équipe va les démonter dans la nuit de dimanche, ils seront lundi soir en Autriche et remontés par une autre équipe le soir même pour être prêts mardi matin », détaille-t-il.

La logistique d’Alpine

Au total, 100 personnes constituent l’équipe d’Alpine F1 « avec 60 personnes pour la partie technique, sur la voiture, et 40 personnes pour le reste qui comprend la communication, le marketing, la logistique, etc », poursuit Jean-Pierre Raymond, depuis 21 ans chez Alpine F1, précédemment Renault F1. En période hors covid, ce nombre est encore plus important.

Parmi les 40 personnes en dehors des parties techniques, il y a aussi les cuisiniers. Et Alpine peut se vanter d’avoir la meilleure réputation de tout le paddock dans ce domaine. « Vous êtes bien renseignés, en rigole Jean-Pierre Raymond. Ça prend du temps à mettre en place mais nous avons une très bonne équipe, avec de très bons chefs. La bonne bouffe fait les résultats ». Au point d’avoir édité un livre de cuisine avec les recettes d’Alpine.

Le motor-home d'AlpineF1 Team.
Le motor-home d’AlpineF1 Team. – Adrien Max / 20 Minutes

Les aléas sont les pires ennemis de Jean-Pierre qui a toujours « un plan A, B, C et D » dans la poche. « Et parfois je mélange le A avec le B », sourit-il. Cette logistique se complique encore plus lors des Grand Prix hors Europe, avec l’obligation d’envoyer le matériel par avion ou par bateau, sans pouvoir compter sur ses propres motor-homes.

Musique et vrombissements

Mais les stands restent le moment le plus fort, sans aucun doute. Ils sont accessibles aux journalistes jusqu’à cinq minutes avant le début des qualifs. De quoi apercevoir quelques pépites. Comme les mécaniciens d’Alpine en train de contrôler l’angle d’inclinaison de l’aileron avant au degré près, tout en écoutant de la musique à fond pour les derniers préparatifs.

Un mécanicien de chez Alpine en train de controler le degrés d'inclinaison de l'aileron avant.
Un mécanicien de chez Alpine en train de controler le degrés d’inclinaison de l’aileron avant. – Adrien Max / 20 Minutes

L’occasion aussi de voir Max Verstappen, leader du championnat, discuter avec ses ingénieurs des derniers réglages de la voiture quelques minutes avant de monter dans son baquet. Les innombrables écrans de contrôle dans les paddocks, sur lesquels toutes les données techniques sont visibles en temps réel, sont aussi très impressionnants.

Mais retournons un peu de la piste, entièrement réasphaltée en 2020. Aucun doute, rien de tel qu’un Grand Prix à la télévision pour ne rien rater de la course. Sur place, à part la ligne droite de départ, et les virages 8 et 9, de l’autre côté du circuit, difficile de se rendre compte de ce qu’il se passe. Mais le seul plaisir d’entendre les F1 atteindre les 300 km/h dans la ligne de départ est déjà un régal. Et que dire des départs arrêtés des pilotes lors des séances d’essai ? Ils se placent à la sortie des stands, juste en dessous du centre médias, pour simuler un départ. C’est là qu’on se rend compte de la puissance développée par ces engins, et les vitesses atteintes en quelques secondes.

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