France

Fitch maintient la note de la France à A + grâce à une économie forte.

L’agence de notation Fitch Ratings a confirmé, vendredi, la note de la dette souveraine de la France à A + avec perspective stable, estimant que les fondamentaux économiques et institutionnels du pays restent solides. Fitch prévoit un déficit de 4,9 % du PIB en 2026, « proche de l’objectif gouvernemental de 5 % ».


Le gouvernement français peut se réjouir. L’agence de notation Fitch Ratings a confirmé, vendredi, la note de la dette souveraine de la France à A + avec une perspective stable, considérant que les fondamentaux économiques et institutionnels du pays demeurent solides malgré un endettement élevé et un contexte politique qui limite la capacité de consolidation budgétaire.

Dans son rapport, Fitch souligne que la France possède une « économie diversifiée avec un revenu par habitant et des indicateurs de gouvernance supérieurs à la médiane des pays notés dans la catégorie A + ». Ces éléments continuent de renforcer la crédibilité financière du pays, bien que l’agence attire l’attention sur un « niveau de dette publique élevé et en hausse, un contexte sociopolitique qui complique l’assainissement budgétaire à moyen terme et un potentiel de croissance relativement faible » qui pèsent sur la notation.

Le gouvernement a salué cette décision. Dans une déclaration envoyée à l’AFP, le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a précisé que l’évaluation de Fitch « s’inscrit dans le prolongement des efforts engagés par le gouvernement dans le cadre du budget 2026 pour maîtriser les finances publiques ». Il a ajouté que « le gouvernement reste pleinement mobilisé pour poursuivre la réduction du déficit et de la dette ».

L’agence rappelle que la France est notée A + depuis septembre, une catégorie considérée comme « de qualité moyenne supérieure ». À cette époque, Fitch avait critiqué « le faible bilan » du pays en matière de réduction du déficit et le non-respect des règles budgétaires européennes, tout en s’inquiétant « de la fragmentation et de la polarisation croissantes de la vie politique française ».

Depuis, certains indicateurs ont évolué. La croissance française a atteint 0,9 % en 2025, contre 0,7 % initialement prévu. En février, le Premier ministre Sébastien Lecornu a également réussi à faire adopter un budget qualifié de « compromis » avec le soutien des socialistes. Malgré cela, Fitch prévient que « les discussions sur le budget 2027 devraient être tout aussi difficiles » et estime qu’« il existe peu de marge pour une consolidation budgétaire rapide avant l’élection présidentielle de 2027 ».

Concernant les finances publiques, l’agence prévoit un déficit de 4,9 % du PIB en 2026, « proche de l’objectif gouvernemental de 5 % ». Ce niveau représenterait une amélioration par rapport aux 5,4 % estimés pour 2025, mais resterait supérieur à « la médiane de 3,3 % pour les pays notés A ». Fitch indique par ailleurs qu’il est encore trop tôt pour intégrer dans son analyse les effets éventuels de la guerre au Moyen-Orient, alors que Moody’s doit se prononcer le 10 avril et S&P Global Ratings le 29 mai.