France

Fiché S, « tuer du flic » : un homme abattu après avoir menacé un gendarme.

Vendredi, peu après 18 heures, un homme a attaqué un militaire de la gendarmerie nationale sous l’Arc de Triomphe, à Paris, pendant le ravivage quotidien de la flamme du Soldat inconnu. Le parquet national antiterroriste (Pnat) a ouvert une enquête de flagrance « des chefs de tentative d’assassinats sur PDAP en relation avec une entreprise terroriste et de participation à une association de malfaiteurs terroriste criminelle ».

Vendredi vers 18 heures, un homme a attaqué un militaire de la gendarmerie nationale sous l’Arc de Triomphe à Paris, lors du ravivage quotidien de la flamme du Soldat inconnu, sur la place de l’Étoile. Selon le parquet national antiterroriste (Pnat), « l’homme a attaqué un militaire de la gendarmerie nationale avec un couteau et une paire de ciseaux ».

Le gendarme menacé faisait partie du service d’honneur de la cérémonie. Un autre militaire a riposté en utilisant son arme de service « pour neutraliser l’assaillant », d’après le communiqué. Le Pnat précise que « le gendarme attaqué n’a pas été physiquement blessé, le couteau ayant buté sur le col de sa gabardine ». Une source policière avait initialement évoqué une blessure très légère.

Le suspect est décédé des suites de ses blessures

Touché par plusieurs balles, l’assaillant a été transporté à l’hôpital et est finalement décédé de ses blessures, a confirmé le Pnat dans un communiqué. L’homme avait auparavant appelé le commissariat d’Aulnay-sous-Bois en déclarant qu’il allait « faire un massacre », « tuer du flic », selon une source proche de l’enquête. L’alerte lancée par les policiers d’Aulnay n’a permis de le géolocaliser que lorsqu’il était présent sur les lieux de l’attaque.

Un important dispositif de sécurité a été mis en place sur la place de l’Étoile, entraînant la fermeture temporaire des accès à la tombe du Soldat inconnu, ainsi que des arrêts de bus et des stations de métro. La circulation a progressivement repris vers 20 heures. Vers 21h30, des membres de la police technique et scientifique inspectaient avec des lampes torches l’intérieur d’un véhicule de la gendarmerie stationné près du parvis de l’Arc de Triomphe, avec la portière avant ouverte.

Dans un message publié sur X, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a exprimé « tout (son) soutien » au gendarme « qui est intervenu » et a « agi avec sang-froid et détermination face à la menace terroriste qui a voulu nous frapper ». Lors de la Conférence de Munich sur la sécurité, le président Emmanuel Macron a salué vendredi soir l’intervention des gendarmes. « Je veux féliciter les gendarmes qui ont réagi tout de suite », a-t-il déclaré, affirmant que les forces de sécurité sont « mobilisées » et « sont intervenues avec force pour stopper cette attaque terroriste », tout en affirmant que la vigilance demeure constante.

Quel est le profil de l’assaillant ?

Le suspect, Brahim B., né en 1978 et de nationalité française, avait été condamné le 25 juin 2013 par le tribunal de première instance de Bruxelles à 17 ans de réclusion criminelle pour « tentative d’assassinats en lien avec une entreprise terroriste », ainsi que pour port prohibé d’armes de catégorie A et rébellion avec arme, pour des faits survenus à Molenbeek le 8 juin 2012.

Incarcééré en Belgique, il avait été transféré en France le 27 janvier 2015 après que la décision belge ait été reconnue comme exécutoire. Il est sorti de prison le 24 décembre 2025 après avoir purgé sa peine. Depuis lors, il faisait l’objet d’une mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance (MICAS) prononcée le 17 juin 2025 et était fiché S. Il devait notamment pointer quotidiennement au commissariat.

Le Pnat se saisit du dossier et ouvre une enquête

Le parquet national antiterroriste a immédiatement pris en charge les faits et ouvert une enquête de flagrance « des chefs de tentative d’assassinats sur PDAP en relation avec une entreprise terroriste et de participation à une association de malfaiteurs terroriste criminelle ». Un magistrat du parquet s’est rendu sur les lieux.

Notre dossier sur le terrorisme

Les investigations sont confiées à la section antiterroriste de la brigade criminelle de Paris, en coordination avec la direction de la police judiciaire de la préfecture de police ainsi qu’avec la DGSI.