Festival de Cannes: «Elle Faning a apporté au jury sa fraîcheur et le regard de la jeunesse», vante son président Iñárritu

Les jurés Elle Fanning, Alejandro Gonzalez Inarritu et Maimouna N’Diaye le 25 mai à Cannes — Petros Giannakouris/AP/SIPA

Treize minutes et puis s’en va. Le jury du 72e Festival de Cannes n’est pas resté longtemps devant la presse pour justifier ses choix. « La plupart des films que nous avons primés traitent de problèmes sociaux ou politiques actuels, souligne le réalisateur mexicain Alejandro González Iñárritu parce que le cinéma fait aussi le choix d’être un reflet du monde. Nos choix ne sont pas liés à une volonté politique, ils sont purement cinématographiques. »

Et le président du jury d’ajouter : « Aucunes de nos décisions n’a été prise facilement ou rapidement. » « Il y avait à chaque fois une minorité et une majorité », poursuit la réalisatrice italienne Alice Rohrwacher. Et la majorité l’a emporté. « Pas comme en Corée du Nord et c’est pour ça que c’est la Corée du sud qui a gagné », tente Iñárritu avec humour.

Sans entrer dans le détail des neuf films récompensés, le jury a parlé de ses deux coups de cœur. Ou des deux films qui ont, le plus, fait l’unanimité : la Palme d’or attribuée à Parasite du Coréen Bong Joon-ho et le Grand Prix à Atlantique de la Franco Sénégalaise Mati Diop.

« Parasite est un film qui offre une expérience unique, mystérieuse et inattendue, qui traite d’injustice sociale sans porter de jugement, a détaillé le président du jury. Nous avons tous été fascinés par ce film et cette fascination n’a cessé de croître au fil des jours… »

« Atlantique est un film plein de poésie et de mystère sur une réalité très dure », a commencé Enki Bilal pour parler de cette fable fantastique sur le thème des migrations. « On entend tous les jours parler de ces garçons qui meurent, mais pas des femmes qui restent comme on les voit dans le film », renchérit la réalisatrice italienne Alice Rohrwacher. Et l’actrice Elle Faning de conclure : « Nous avons eu le sentiment que ce film était extrêmement précieux ».

Alejandro González Iñárritu a rebondi sur ce mot « précieux » pour vanter la qualité de son jury, composé de cinéastes d’expériences et d’une jeune actrice qui a « apporté la fraîcheur de son regard » pour juger les films en compétition.

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