Femme brûlée vive en Gironde : Une mission d’inspection décidée par Dupond-Moretti, Darmanin et Schiappa

Une femme a été tuée par son mari, en pleine rue devant son domicile, le mardi 4 mai 2021 à Mérignac (Gironde) — MEHDI FEDOUACH / AFP

Une mission déclenchée deux jours après un drame qui a suscité l’indignation générale. Les ministères de la Justice et de l’Intérieur ont déclenché ce jeudi une mission d’inspection deux jours après la mort d’une femme à Mérignac, brûlée vive mardi soir par son mari violent et récidiviste dont elle était séparée, ont-ils annoncé dans un communiqué.

La mission, qui doit rendre ses premières conclusions le 11 mai, devra notamment étudier les conditions de remise en liberté et le suivi de cet homme qui purgeait une peine de prison avec sursis, ont annoncé le garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin et la ministre déléguée à Citoyenneté Marlène Schiappa dans un communiqué conjoint. Elle devra aussi analyser les suites réservées à la plainte du 16 mars dernier déposée par la victime. Chahinez, 31 ans, avait porté plainte au commissariat de Mérignac contre son conjoint pour une agression commise dans la matinée, selon le parquet. Mais l’intéressé, recherché par la police, était « introuvable ».

Obligation de soins et interdiction d’entrer en contact avec la victime

Mardi vers 18h10, en pleine rue, Mounir, 44 ans, déjà emprisonné pour violences conjugales en 2020, a poursuivi sa femme. Il a tiré plusieurs coups de feu dans ses jambes jusqu’à ce qu’elle s’effondre, l’a aspergée d’un liquide inflammable alors qu’elle était encore en vie et l’a immolée par le feu, selon le parquet de Bordeaux et la police.

Le 25 juin 2020 à Bordeaux, le quadragénaire avait été condamné à 18 mois de prison dont neuf mois avec sursis et mandat de dépôt à l’audience pour « violences volontaires par conjoint » en récidive, sur la même victime, selon le parquet. Il « avait obtenu à compter du 5 octobre » une mesure de placement extérieur spécifique pour les auteurs de violences conjugales. Libéré le 9 décembre 2020, « il était depuis suivi par le service pénitentiaire d’insertion et de probation de la Gironde ». Cette mesure « comprenait notamment une obligation de soins, l’interdiction d’entrer en contact avec la victime et l’interdiction de paraître à son domicile », selon le parquet.

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