France

Excès de vitesse, téléphone, feux rouges : qui reçoit les amendes et leurs montants ?

Depuis ce lundi, les grands excès de vitesse sont considérés comme des délits et peuvent être punis d’une peine de trois mois d’emprisonnement et d’une amende pouvant aller jusqu’à 3.750 euros pour les usagers flashés à plus de 50 km/h au-dessus de la vitesse maximale autorisée. En 2024, les radars automatisés ont rapporté à eux seuls 889 millions d’euros, une somme inférieure aux 965 millions de l’année précédente.


Depuis ce lundi, la loi française a durci les sanctions pour les grands excès de vitesse. Désormais considérés comme des délits, les conducteurs enregistrés à plus de 50 km/h au-dessus de la vitesse maximale autorisée risquent une peine de trois mois d’emprisonnement et une amende pouvant atteindre 3.750 euros.

Les sanctions liées à l’utilisation du smartphone au volant sont également un sujet de débat. Dans les Landes, utiliser son téléphone en conduisant peut entraîner une suspension du permis de conduire pendant six mois. Cette sanction s’ajoute à la perte de points et à l’amende classique de 135 euros. Mais que deviennent ces fonds ?

63 % pour la Sécurité routière

Lors de l’introduction du premier radar automatique à Bois-la-Ville (Essonne) en 2003, toutes les recettes des amendes étaient destinées à la Sécurité routière, pour la rénovation des routes et l’installation de nouveaux panneaux de signalisation, entre autres. En 2025, après plusieurs gouvernements, la situation a changé.

Bien que la plupart des amendes continue de financer des mesures de sécurité routière, selon la Ligue de défense des conducteurs, les amendes pour excès de vitesse, stationnement et autres infractions devraient rapporter 2.193.000.000 euros au budget de 2025. « 45 millions sont attribués d’office au budget général, 26 millions à un fonds pour la santé, 726 millions pour le désendettement de l’État » et 13 millions à l’Agence de traitement des infractions (ANTAI), analyse la Ligue. Au total, seulement 63 % de plus de 2 milliards d’euros sont destinés à des actions de Sécurité routière.

En 2024, les radars automatisés ont généré à eux seuls 889 millions d’euros, un montant inférieur à l’année précédente où les recettes atteignaient 965 millions. Les coûts de maintenance (hors vandalisme) de ces dispositifs sont estimés par la Cour des comptes « à 47 millions d’euros pour l’année 2023 », selon un rapport de l’institution.