États-Unis : Le « Dixie Fire », 2e plus vaste incendie de l’histoire de la Californie, poursuit sa course folle

C’est devenu dimanche le deuxième plus vaste incendie de l’histoire de la Californie et ce n’est pas fini. Le gigantesque « Dixie Fire » devrait en effet perdurer pendant encore au moins une dizaine de jours. Des températures étouffantes supérieures à 38 degrés sont de nouveau attendues en milieu de semaine et les soldats du feu estiment donc que l’incendie ne sera pas éteint avant le 20 août.

Selon le dernier bilan publié par les pompiers de Californie peu avant 15 heures dimanche (minuit à Paris), le brasier avait réduit en cendres un peu plus de 187.000 hectares depuis son départ le 13 juillet dans le nord de cet Etat. Il n’était circonscrit qu’à 21 %. Le bourg de Greenville a notamment été totalement ravagé il y a quelques jours et trois personnes sont toujours portées disparues.

Le gouverneur de Californie Gavin Newsom a parcouru samedi les ruines de Greenville, exprimant sa « profonde reconnaissance » à l’égard du travail sans relâche des pompiers. Il a affirmé que les autorités devaient consacrer davantage de ressources à la gestion forestière et à la prévention des incendies. Mais « les sécheresses sont beaucoup plus sévères, il fait plus chaud que jamais… Nous devons admettre ouvertement que ces incendies sont causés par le climat », a-t-il ajouté. Le brasier n’a en effet fait que grossir, attisé par une chaleur étouffante, une sécheresse alarmante et des vents persistants. Huit des dix plus gros incendies jamais survenus en Californie ont brûlé depuis 2017. Et même six depuis 2020, lorsque s’est produit le plus vaste de tous, « August Complex », avec 417.000 hectares détruits.

Des milliers de réfugiés

Les feux de forêt sont courants en Californie. Mais en raison du changement climatique, cet été est particulièrement violent et onze incendies sévissaient dimanche à travers tout l’Etat. Des milliers d’habitants ont fui la région, beaucoup d’entre eux se réfugiant dans des camps de fortune – parfois de simples tentes, souvent sans savoir si leurs maisons ont échappé aux flammes. Quelque 370 structures (maisons et autres bâtiments) ont déjà été détruites.

Selon une enquête préliminaire, la chute d’un arbre sur l’un des milliers de câbles électriques qui strient le paysage américain est à l’origine du brasier. Cette ligne électrique appartient à la Pacific Gas and Company (PG & E), un opérateur privé déjà coupable d’avoir provoqué le « Camp Fire », un incendie qui avait quasiment rayé la ville de Paradise de la carte et tué 86 personnes en 2018, à seulement quelques kilomètres de là.