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Espagne : Les socialistes ne subissent pas un gros revers à cause de la corruption

Le Parti populaire (PP) a obtenu 43 % des voix lors des élections régionales en Estrémadure, ce qui lui donnerait 29 sièges sur les 65 que compte le parlement régional. Les socialistes du PSOE perdent 14 points et 10 sièges, ne remportant plus que 18 sièges dans une région qu’ils ont dirigée jusqu’en 2023.


En Espagne, la situation se détériore pour le socialiste Pedro Sanchez. Confronté à des scandales, le parti du Premier ministre a subi une lourde défaite dimanche. Son adversaire, le Parti populaire (PP), a de nouveau remporté une élection régionale en Estrémadure, dans l’ouest du pays, où l’extrême droite a enregistré une nouvelle progression.

Le PP a obtenu 43 % des voix, ce qui lui donnerait 29 sièges sur les 65 que compte le parlement régional – contre 28 dans l’assemblée sortante – selon des résultats officiels basés sur 99 % des bulletins dépouillés. Cette performance rend le parti conservateur à nouveau dépendant de l’extrême droite Vox pour diriger la région, Vox ayant vu son nombre de sièges passer de 5 à 11, avec près de 17 % des voix.

Les socialistes du PSOE subissent une perte de 14 points et 10 sièges, ne remportant plus que 18 sièges avec moins de 26 % des suffrages, dans une région qui a longtemps été l’un de leurs bastions et qu’ils ont dirigée jusqu’en 2023.

Ces élections anticipées dans cette région rurale de près d’un million d’habitants sont également marquées par le fait qu’il s’agissait du premier scrutin depuis qu’un tribunal a ordonné à l’ancien ministre des Transports José Luis Abalos, un proche de Pedro Sanchez, de comparaître pour corruption. Actuellement en détention en attendant son procès, il est soupçonné d’avoir perçu des pots-de-vin liés à l’attribution de contrats publics, et le parquet a requis vingt-quatre ans de prison à son encontre. Il a été exclu du PSOE.

D’autres enquêtes pour corruption visent l’épouse du Premier ministre, Begoña Gómez, et son frère cadet, le compositeur et chef d’orchestre David Sanchez. Ce dernier est accusé d’avoir utilisé l’influence politique de son frère pour obtenir un poste de responsable des arts et du spectacle au sein du gouvernement provincial de Badajoz en 2017. Il doit être jugé pour trafic d’influence en mai 2026 aux côtés de dix autres prévenus, y compris le candidat socialiste à la présidence du gouvernement d’Estrémadure, Miguel Angel Gallardo.

Le PSOE a par ailleurs été critiqué ces dernières semaines pour son incapacité supposée à traiter des cas de harcèlement sexuel impliquant des hauts responsables masculins.