Espagne : Jugé pour le meurtre d’un juge, l’ancien dirigeant d’ETA Txeroki a été relaxé

L’ancien chef présumé de l’appareil militaire de l’organisation séparatiste basque ETA, Mikel Garikoitz Aspiazu Rubina alias « Txeroki », le 8 octobre 2014. — HO / SPANISH INTERIOR MINISTRY / AFP

Jugé pour l’assassinat du juge espagnol Jose Maria Lidon en 2001, l’ancien chef présumé de l’appareil militaire de l’organisation séparatiste basque ETA, Txeroki, a été relaxé, ce mercredi, faute de preuves, a annoncé la justice espagnole.

Mikel Garikoitz Aspiazu Rubina, son vrai nom, et un autre membre d’ETA, Asier Arzalluz ont été relaxés par le haut tribunal de l’Audience nationale, qui a considéré « qu’il n’y avait pas suffisamment de preuves pour les considérer comme les auteurs des tirs qui ont mis fin à la vie du magistrat », a-t-il indiqué dans un communiqué.

Une identification « qui ne peut être considérée comme fiable »

Ce juge de la cour provinciale de Biscaye avait été assassiné le 7 novembre 2001. Dans sa décision, le tribunal met en avant « les déficits des rapports » des renseignements espagnols et l’identification « qui ne peut être considérée comme fiable » de Txeroki par la femme et le fils du juge Lidon, « plusieurs années après l’avoir vu à la télévision ». Ancien chef présumé de l’appareil militaire de l’ETA, « Txeroki », 46 ans, a été remis par la France aux autorités espagnoles le 2 septembre.

Arrêté en 2008 en France, il a déjà été condamné à plusieurs reprises en Espagne et en France. Asier Arzalluz a lui aussi été plusieurs fois condamné dans les deux pays. Euskadi Ta Askatasuna (« Pays basque et liberté » en basque) – plus connue sous son acronyme ETA – a annoncé sa dissolution en mai 2018. Au total, 853 morts sont imputées à l’organisation en quatre décennies.

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