Espace : Et les nouveaux astronautes européens sont…

Combien sont-ils ? Quatre, cinq ou six ? Combien d’hommes, combien de femmes ? Et puis surtout, y aura-t-il un voire des Français ? Autant de questions qui agitaient le Grand Palais Ephémère, à Paris, ce mercredi.

L’agence spatiale européenne (ESA) a investi les lieux la veille déjà, pour y tenir sa conférence ministérielle. Principal enjeu : mettre d’accord les 22 États membres de l’ESA sur le budget des trois années à venir et des programmes spatiaux à financer sur cette même période.

Mais le climax tant attendu de la conférence de ce mercredi après-midi était bien plus l’annonce de la nouvelle promotion d’astronautes de l’Agence spatiale européenne. Autrement dit, les heureux élus qui rejoindront le pool des sept astronautes européens actifs, dont le Français Thomas Pesquet.

Une Française dans les cinq et un deuxième au sein des réservistes

Avec du retard sur l’heure prévue, le rideau sur cette nouvelle promition s’est levé à 15h40 précise. Première surprise, ils sont dix-sept à apparaître sur scène. Cinq figurent dans la classe des astronautes de carrière, soit d’emblée à plein-temps. Parmi les dix-sept figurent également un parastroanaute, le Britannique John Mc Fall.  Les dix autres visages constitueront  le pool des« réservistes ». « Ils resteront dans leurs emplois respectifs mais pourront être mobilisés rapidement par l’agence spatiale européenne en cas de besoin.

Dans le corps des cinq astroanutes de carrière, on trouve trois hommes et deux femmes. Dont une Française : Sophie Adenot, 40 ans, originaire de Bourgogne. Cette maman d’un petit garçon est ingénieure diplomé de l’École nationale supérieure de l’aéronautique et de l’espace (ISAE SUPAERO). Elle a commencé à travailler dans un bureau d’études d’Airbus Helicopters, pour la conception des cockpits d’hélicoptères.Elle intègre ensuite l’armée de terre et de l’air et devint  la première femme pilote d’essai d’hélicoptères. Elle compte quelque 3.000 heures de vol et a le grade de lieutenant-colonel de l’armée de l’Air et de l’Espace. « C’est un rêve qui se réalise », confie-t-elle à la nuée de micros qui l’attendaient pour sa première interview dans la peau d’une astronaute. « J’y ai rêvé depuis petite fille », confie-telle à la nuée de micros qui lui faisaient face pour sa première intervew. « Mais j’ai beaucoup travaillé, j’ai beaucoup de personnes qui m’ont soutenu, la famille en particulier », poursuit-elle, avant de se dire parée pour un saut dans l’inconnu. Les entrainements commenceront, pour elle, à Cologne en avril.

Un Français aussi dans les réservistes

Le Suisse Marco Sieber, l’Espagnol Pablo Alvarez Fernandez, le Belge Raphaël Liégeois et l’Anglaise Rosemary Coogan complètent ce pool des cinq astronautes de carrières. A noter la présence d’un autre Français dans les dix-sept, mais cette fois-ci au sein des  réservistes cette fois-ic. Il s’agit d’Arnaud Prost, 30 ans, lui aussi passé par ISAE SUPAERO et également pilote d’essai, mais d’avions lui. 

22.589 candidats au printemps 2021

Pour rappel, ils étaient 22.589 Européens à avoir tenté leur chance au printemps 2021, en envoyant leur CV à l’ESA. Dont 7.137 Français, soit de loin le plus gros contingent de candidats. Un premier écrémage, basé sur les documents et les questionnaires remis par les candidats au moment de déposer les CV, avait déjà permis de ramener le nombre de postulants à 1.500 en octobre 2021. Suivirent cinq autres étapes de sélections, des tests psycho cognitifs à l’entretien ultime dans le bureau de Josef Aschbacher, directeur général de l’ESA, le mois dernier.

Cinq candidats se sont donc sortis de ce parcours du combattant.

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