Equipe de France féminine : Hamraoui rappelée en Bleu trois mois après son agression, Le Sommer toujours snobée

Elle fait partie des 25 joueuses convoquées ce mardi par Corinne Diacre pour le Tournoi de France, du 16 au 19 février. Kheira Hamraoui va retrouver les Bleues, trois mois après son agression toujours non élucidée, le 4 novembre, et près de trois ans après sa 36e et dernière sélection à ce jour, le 4 avril 2019 contre le Japon.

« J’avais décidé de l’appeler en octobre mais elle s’était blessée lors de son dernier match de championnat, explique la sélectionneuse. En novembre, ce n’était pas possible par rapport à l’histoire que l’on connaît. C’est l’occasion, d’autant que ses dernières performances me poussent à la voir en équipe nationale. »

L’ancienne Barcelonaise (32 ans) a repris la compétition fin janvier, se montrant précieuse à tous ses matchs, mais son entente actuelle avec certaines coéquipières et compatriotes interroge : lors de la victoire à Guingamp (6-2) samedi par exemple, elle n’a pas pris part aux effusions de joie collectives après les buts parisiens.

« Kheira est une victime, on l’oublie un peu »

« On travaille sur la vie de groupe depuis quelque temps mais les joueuses qui composent l’équipe de France sont professionnelles, reprend Diacre. L’intérêt supérieur, c’est l’équipe de France. Kheira est performante. L’histoire sortie relève du domaine privé. Il faudra faire preuve de respect car Kheira est une victime, on l’oublie un peu ces derniers temps. »

Hamraoui pourrait être alignée le 16 février au Havre, contre la Finlande, puis lors des deux rencontres suivantes, contre le Brésil le 19 à Caen ou face aux championnes d’Europe néerlandaises trois jours plus tard au Havre.

A cinq mois de l’Euro anglais (du 6 au 31 juillet), la sélectionneuse continue en revanche de snober Eugénie Le Sommer (32 ans), comme depuis le début de saison. La meilleure buteuse de l’histoire des Bleues (175 sélections, 86 buts), revenue à Lyon cet hiver après un prêt réussi dans la franchise américaine d’OL Reign, voit ses chances de disputer l’Euro cet été s’amenuiser sérieusement.

« J’ai besoin d’un mélange d’expérience et de jeunesse, je mets peut-être un peu plus de jeunesse à certains postes, justifie Diacre. Plus le temps avance, plus ça paraît compliqué, mais je ne peux pas vous dire qu’elle ne sera pas dans la liste de l’Euro. » D’ici la compétition en Angleterre, seul un autre stage est au programme, en avril.