France

Équipe de France : Daniel Riolo relaxé dans l’affaire de Didier Deschamps

Daniel Riolo a été relaxé vendredi par la chambre du tribunal correctionnel de Paris dans une affaire de diffamation contre Didier Deschamps. Le sélectionneur des Bleus est condamné à payer 254 euros de frais de procédures.


Le journaliste Daniel Riolo a été relaxé vendredi dans une affaire de diffamation contre Didier Deschamps, le sélectionneur de l’équipe de France de football, par la chambre du tribunal correctionnel de Paris. Les propos que « DD » reprochait à l’animateur de RMC, « s’ils sont péjoratifs et ont pu de ce fait légitimement heurter la partie civile, ne peuvent être considérés comme diffamatoires », selon le jugement.

Ce même jugement reconnaît cependant que « ces propos exprimés sous forme d’anathème et en des termes blessants » traduisent « une volonté de jeter le discrédit », « un jugement de valeur » et « un procès d’intention ». Le sélectionneur des Bleus est condamné à payer 254 euros de frais de procédures.

Ni les avocats de Riolo ni ceux de Deschamps n’ont commenté le jugement. Le chroniqueur et l’entraîneur étaient absents. La défense du sélectionneur n’avait par ailleurs pas décidé vendredi en début d’après-midi s’il souhaitait faire appel.

Didier Deschamps poursuivait le journaliste pour « diffamation » et « atteinte à l’honneur ». L’animateur de RMC l’avait qualifié à l’antenne de « menteur » concernant la blessure de Karim Benzema, forfait de dernière minute pour le Mondial 2022.

Entre janvier et mars 2023, dans le cadre de l’émission *L’After Foot*, Riolo avait accusé Deschamps d’avoir « dissimulé la vérité sur le départ de Karim Benzema » lors du Mondial 2022, auquel l’attaquant n’avait donc finalement pas pris part en raison d’une blessure.

Dans d’autres propos incriminés, Daniel Riolo avait reproché au sélectionneur des Bleus d’apparaître « dans toutes les affaires louches du football français ». Il avait notamment cité l’affaire de corruption VA-OM, en référence au match de D1 ayant engendré des cas de corruption en mai 1993 (Deschamps jouait alors à Marseille), ainsi que des affaires de dopage à la Juventus Turin, où il a évolué comme joueur. Sur ces sujets, « le propos n’impute pas à Didier Deschamps de faits suffisamment précis », estime le jugement.

À la barre le 20 novembre, le chroniqueur de RMC s’était défendu en évoquant « un propos général ». « Je n’ai pas accusé Didier Deschamps de faire partie de l’affaire de corruption VA-OM ou de s’être dopé à la Juve », a-t-il argué.

Riolo a plus largement fait valoir qu’il s’agissait d’une « émission d’opinion » au cours de laquelle est passé quotidiennement au crible le monde du ballon rond, devant une audience de 13,9 millions d’auditeurs (direct et podcast), selon Médiamétrie.

« Il est impossible pour moi de laisser passer ces propos qui portent atteinte à mon honnêteté, à mon honneur », avait déclaré Deschamps devant les juges.