France

En images : Les plus spectaculaires téléphériques urbains du monde

Le téléphérique « Câble C1 », inauguré samedi, relie Créteil à Villeneuve-Saint-Georges en 18 minutes et transporte jusqu’à 11.000 passagers par jour sur un parcours de 4,5 km. Le Metrocable de Medellín, en Colombie, a été inauguré pour sa première ligne en 2004 et comporte six lignes pour une longueur totale d’une quinzaine de kilomètres.


Le « Câble C1 », premier téléphérique urbain d’Île-de-France, relie Créteil à Villeneuve-Saint-Georges en 18 minutes. Inauguré samedi, il est désormais le plus grand d’Europe, capable de transporter jusqu’à 11.000 passagers par jour sur un parcours de 4,5 km. Les usagers l’emprunteront davantage pour sa praticité que pour le paysage, qui alterne entre voies rapides, lignes ferroviaires et quartiers de banlieue.

Le réseau de téléphériques reliant La Paz à El Alto, en Bolivie, appelé « Mi Teleferico », compte onze lignes et est le plus grand du monde. En une seule journée, l’exploitant déclare transporter près de 600.000 personnes, un record établi en 2019. Actuellement, « Mi Teleferico » a une longueur totale de plus de 30 km, permet de faire circuler jusqu’à 1.400 cabines simultanément, et peut accueillir jusqu’à 60.000 passagers par heure dans les deux sens.

Inauguré en 2012, le téléphérique de Londres, « IFS cloud cable car », surplombe la rivière Tamise à 90 m de hauteur, permettant de relier Greenwich au centre Excel en seulement cinq minutes. La vue sur la rivière est attrayante, mais le coût d’un aller simple est de près de 7,50 euros pour un trajet d’à peine 1 km.

À Grenoble, se trouve l’un des plus anciens téléphériques urbains au monde, inauguré en 1934, qui a fêté ses 90 ans l’an dernier. Bien qu’entouré de montagnes, il ne mène pas aux stations de ski, mais relie le centre-ville au fort de la Bastille. Surnommé « les bulles », le téléphérique a été modernisé à plusieurs reprises, les derniers travaux significatifs datant de 2016. Le trajet jusqu’au fort, à 263 m au-dessus du point de départ, dure moins de 6 minutes, offrant juste le temps d’admirer le panorama à 360° sur la ville et ses environs.

Impossible de visiter New York sans emprunter le téléphérique de Roosevelt Island, reliant Manhattan au Queens en survolant l’East River près du Queensboro Bridge. Inauguré en 1976, connu comme tramway aérien, le trajet dure environ trois minutes pour parcourir un petit kilomètre. Le tarif est très abordable à un peu plus de deux euros, offrant une perspective unique sur la skyline new-yorkaise.

Le téléphérique du Pain de Sucre à Rio de Janeiro, inauguré en 1913 et classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, est une infrastructure touristique emblématique. Deux téléphériques sont nécessaires pour atteindre le sommet, d’où l’on peut admirer la statue du Christ rédempteur et une vue panoramique sur la métropole.

Semblable au téléphérique de Rio, le Table Mountain Aerial Cableway à Cape Town, en Afrique du Sud, est davantage une attraction touristique qu’un moyen de transport. Inauguré en 1930, il permet aux touristes de gravir un dénivelé de près de 800 m en environ five minutes pour atteindre le sommet de la Table Mountain, offrant un panorama incroyable sur Cape Town, la baie et l’océan.

De son côté, le Yokohama Air Cabin, à Yokohama, Japon, devait initialement être inauguré lors des Jeux olympiques de Tokyo en 2020. Bien que ce projet ait été retardé, la ligne aérienne de 630 m a ouvert ses portes en 2021, survolant à 40 m de hauteur le centre-ville. Le trajet rapide d’environ quelques minutes coûte entre 3 et 6 euros.

Enfin, comme à La Paz mais sur une moindre étendue, le Metrocable de Medellín, en Colombie, est un véritable moyen de transport pour les habitants. Composé de six lignes sur environ quinze kilomètres, il vise à offrir une alternative aux moyens de transport existants et à désenclaver les quartiers les plus pauvres, perchés en altitude. La première ligne a été inaugurée en 2004 et la dernière en 2021.