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En direct : Trump annonce la fin de l’opération des Etats-Unis au Venezuela.

La Russie a demandé des éclaircissements « immédiats » sur la situation de Nicolas Maduro, déclarant être « extrêmement alarmés » par les informations concernant son enlèvement présumé. Le Venezuela a exigé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations unies après l’attaque militaire des Etats-Unis, qualifiée d’agression criminelle par le ministre vénézuélien des Affaires étrangères, Yvan Gil.

La Russie demande des éclaircissements « immédiats » sur la situation de Maduro

« Nous sommes extrêmement alarmés par les informations selon lesquelles le président vénézuélien, Nicolas Maduro, et son épouse auraient été emmenés de force hors du pays à la suite de l’agression aujourd’hui par les Etats-Unis », a déclaré le ministère des Affaires étrangères russe dans un communiqué, demandant « des éclaircissements immédiats sur cette situation ».

Avant Maduro, un autre président d’Amérique latine capturé par les Etats-Unis

Les Etats-Unis n’en sont pas à leur coup d’essai en matière d’« exfiltration » de présidents sud-américains. En 1989, le président américain George Bush, ancien directeur de la CIA, ordonne l’invasion du Panama pour capturer l’homme fort du pays, le général Manuel Noriega, ex-collaborateur des services secrets américains, poursuivi par la justice américaine pour trafic de drogue.

En 1989, quelque 27.000 GI, dont 13.000 étaient stationnés au Panama, avaient participé à l’opération « Juste Cause », qui a fait officiellement 500 morts – mais des ONG estiment le nombre des victimes à plusieurs milliers. Le 20 décembre, les soldats américains prennent possession des rues de la capitale. Après s’être réfugié pendant deux semaines à l’ambassade du Vatican, Manuel Noriega se rend le 3 janvier 1990.

Il sera condamné par un tribunal de Floride à quarante ans de prison pour trafic de drogue et blanchiment d’argent, peine réduite de moitié pour bonne conduite. Cette intervention militaire est celle des Etats-Unis en date dans la région avant celle de ce samedi.

Jordan Bardella condamne le « renversement extérieur d’un gouvernement »

Le président du Rassemblement national (RN), Jordan Bardella, a condamné l’attaque des Etats-Unis au Venezuela, affirmant que « le renversement extérieur d’un gouvernement, par la force, ne saurait constituer une réponse acceptable ». Bien que « le régime rouge de Nicolás Maduro appelle de nombreuses critiques légitimes sur le plan démocratique » et que « personne ne le regrettera », « le respect du droit international et de la souveraineté des États ne peut être à géométrie variable », a-t-il écrit sur X.

La figure d’extrême droite appelle la France, « dans ce contexte », à « tirer les leçons de sa vulnérabilité stratégique et géopolitique » et à « engager un effort résolu de réarmement de notre Nation, de renforcer nos capacités industrielles et militaires, et de redresser un réseau diplomatique affaibli par Emmanuel Macron ».

L’Union européenne appelle à la « retenue » au Venezuela

Sur X, la cheffe de la diplomatie de l’Union européenne (UE), Kaja Kallas, a précisé avoir eu un échange au téléphone avec le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, auquel elle a rappelé que l’UE contestait la légitimité démocratique de Nicolas Maduro. Mais « en toutes circonstances, les principes du droit international et de la Charte des Nations unies doivent être respectés. Nous appelons à la retenue », a-t-elle écrit.

Le Venezuela en appelle à l’ONU

Le Venezuela a demandé ce samedi une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations unies après l’attaque militaire des Etats-Unis qui assurent avoir capturé le président Nicolas Maduro. « Face à l’agression criminelle commise par le gouvernement des Etats-Unis contre la Patrie, nous avons demandé une réunion urgente du Conseil de sécurité des Nations unies, chargé de faire respecter le droit international », a déclaré sur la messagerie Telegram le ministre vénézuélien des Affaires étrangères, Yvan Gil.

La gauche française dénonce un « enlèvement »

Les responsables de La France Insoumise et du Parti socialiste ont dénoncé ce samedi « l’enlèvement » du président vénézuélien Nicolas Maduro par les forces américaines. « Les USA de Trump s’emparent du pétrole du Venezuela en violant sa souveraineté avec une intervention militaire d’un autre âge et l’enlèvement odieux du président Maduro et de son épouse », a dénoncé sur le réseau social X l’Insoumis Jean-Luc Mélenchon, régulièrement accusé d’être un soutien du président vénézuélien Nicolas Maduro, ce qu’il récuse.

Le coordinateur de La France Insoumise, Manuel Bompard, a déclaré de son côté que les Etats-Unis « renouvellent les coups d’Etat et la guerre ». Plus largement, LFI a appelé dans un communiqué « le gouvernement français à condamner sans ambiguïté cette guerre, à exiger un cessez-le-feu immédiat et à défendre la souveraineté du Venezuela ».

Le patron du Parti socialiste, Olivier Faure, a lui affirmé sur X que « quoi que l’on pense de Maduro, cet acte doit être unanimement condamné. La force ne peut remplacer le droit ». La cheffe des Ecologistes, Marine Tondelier, a critiqué les bombardements nocturnes au Venezuela sans mentionner la capture de Nicolas Maduro, jugeant que « cette attaque constitue une agression manifeste et illégale d’un état souverain ».

La Russie juge l’attaque américaine « profondément inquiétante et condamnable »

La Russie a condamné ce samedi l’attaque militaire américaine contre le Venezuela, estimant que « l’hostilité idéologique » avait prévalu sur la diplomatie. « Ce matin, les Etats-Unis ont commis un acte d’agression armée contre le Venezuela. Ceci est profondément inquiétant et condamnable », a dénoncé le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué.

L’action militaire des Etats-Unis est terminée

Marco Rubio, le secrétaire d’Etat américain, « ne prévoit aucune action supplémentaire au Venezuela maintenant que Maduro est sous la garde des Etats-Unis », a écrit sur son compte X le sénateur Mike Lee, républicain initialement critique de l’opération, après ce qu’il a décrit comme un appel téléphonique avec le secrétaire d’Etat.

« Une nouvelle ère » au Venezuela, déclare le n°2 du Département d’Etat américain

Le numéro 2 du Département d’Etat américain a déclaré ce samedi que le Venezuela connaissait une « nouvelle ère » après l’annonce du président Donald Trump de la capture par les forces américaines du président vénézuélien, Nicolas Maduro. « Le tyran est parti. Il va désormais – enfin – répondre de ses crimes devant la justice », a écrit l’adjoint au secrétaire d’Etat, Christopher Landau, sur son compte X.

L’Espagne se propose comme pays médiateur

Le gouvernement espagnol a proposé ce samedi de jouer les intermédiaires dans la crise entre le Venezuela et les Etats-Unis. « L’Espagne appelle à la désescalade et à la modération », a déclaré le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué, se disant « à cet égard […] disposée à offrir ses bons offices pour parvenir à une solution pacifique et négociée à la crise actuelle ».

Le ministère rappelle que l’Espagne n’a « pas reconnu les résultats des élections du 28 juillet 2024 », officiellement remportées par Nicolas Maduro, un résultat contesté par l’opposition.

La vice-présidente du Venezuela exige des Etats-Unis « une preuve de vie » de Nicolas Maduro

Dans une déclaration à la télévision, la vice-présidente vénézuélienne, Delcy Rodríguez, a exigé des Etats-Unis « une preuve de vie » de Nicolas Maduro et de la première dame, que les Etats-Unis affirment avoir capturés et exfiltrés du pays. La vice-présidente a déclaré ne pas savoir où se trouvait le président vénézuélien.

La Colombie déploie des militaires à la frontière du Venezuela

Le président colombien, Gustavo Petro, a annoncé ce samedi avoir ordonné le déploiement de militaires à la frontière avec le Venezuela, où opèrent divers groupes armés illégaux financés par le narcotrafic. Dans une série de publications, il a précisé avoir pris des mesures pour « préserver la stabilité à la frontière ».

« Déploiement massif » de tous les moyens militaires du Venezuela

Le général Vladimir Padrino Lopez, ministre vénézuélien de la Défense, a annoncé « le déploiement massif de tous les moyens terrestres, aériens, navals, fluviaux et balistiques, système d’armes pour la défense intégrale » après l’attaque des Etats-Unis sur son sol.

Le Venezuela accuse les Etats-Unis d’avoir « frappé des zones résidentielles »

Le ministre vénézuélien de la Défense a accusé l’armée américaine, dans un discours enregistré sur les réseaux sociaux samedi à l’aube, d’avoir « frappé, au moyen de missiles et de roquettes tirés depuis leurs hélicoptères de combat, des zones résidentielles de population civile » lors de son attaque du Venezuela. Le général Vladimir Padrino Lopez indique être « en train de recueillir les informations relatives aux blessés et aux morts ».

Donald Trump s’exprimera à 17 heures

Après avoir confirmé une « attaque à grande échelle » sur le Venezuela, le président américain a annoncé qu’il tiendrait une conférence de presse ce samedi à 11 heures (17 heures en France).

Nicolas Maduro aurait été « capturé et exfiltré »

Selon Donald Trump, le président Nicolas Maduro a été « capturé et exfiltré » du Venezuela.

Donald Trump confirme des frappes contre le Venezuela

Les Etats-Unis ont mené « une attaque à grande échelle » contre le Venezuela, a annoncé ce samedi Donald Trump.

Silence radio du côté de Washington

Alors que les Etats-Unis sont accusés par le Venezuela d’être derrière les explosions ayant touché Caracas, la Maison-Blanche et le Pentagone ne se sont pour l’instant pas exprimés.

Plusieurs médias américains ont de leur côté rapporté que l’armée américaine était à l’origine des frappes contre la capitale vénézuélienne. CBS News et Fox News ont cité des responsables anonymes de l’administration du président américain Donald Trump confirmant l’implication de forces américaines.

Le président colombien dénonce une attaque aux « missiles »

Après les explosions, les réactions. Le président colombien, Gustavo Petro, proche de Nicolas Maduro, dénonce ce samedi sur X une attaque aux « missiles » contre Caracas et a demandé une réunion « immédiate » de l’Organisation des Etats américains (OEA) et de l’ONU pour se prononcer sur la « légalité internationale » de cette « agression » contre le pays voisin.

De son côté, l’Iran, qui entretient des liens étroits avec le Venezuela, « condamne fermement l’attaque militaire américaine » contre le pays et dénonce « la violation flagrante de la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale du pays », a indiqué dans un communiqué la diplomatie iranienne, fustigeant « l’agression illégale des Etats-Unis », ennemi de la République islamique.

L’état d’exception décrété

Le président vénézuélien, Nicolas Maduro, a décrété l’état d’exception et a appelé « toutes les forces sociales et politiques du pays à activer les plans de mobilisation et à rejeter cette attaque impérialiste ».