France

Emmanuel Macron demande le classement des bistrots français à l’Unesco.

Emmanuel Macron a plaidé pour inscrire les bistrots et cafés français au patrimoine immatériel de l’Unesco, soulignant leur rôle dans la présentation des produits traditionnels. L’association des Bistrots et Cafés de France a lancé en 2024 une initiative pour faire reconnaître ces lieux de convivialité.


Les bistrots et cafés français sont célèbres dans le monde entier. Emmanuel Macron a proposé, ce lundi, de les inscrire au patrimoine immatériel de l’Unesco, à l’instar de la baguette.

« C’est le combat qu’on veut conduire (à l’Unesco, ndlr) parce que nos cafés […] et nos bistrots sont aussi ceux qui vendent beaucoup de croissants, beaucoup de baguettes, des produits de tradition et qui sont aussi à l’avant-garde de ce savoir-faire français », a déclaré le président lors de la traditionnelle cérémonie de remise de la galette des Rois à l’Elysée.

En 2024, l’association des Bistrots et Cafés de France a lancé une initiative pour obtenir l’inscription de ces espaces de convivialité au patrimoine de l’Unesco. « Les bistrots et cafés de France sont des passeurs du temps. Ils traversent les siècles et croisent les générations », précise-t-elle sur son site internet.

La baguette, symbole de la vie quotidienne des Français, a été inscrite au patrimoine immatériel de l’humanité en 2022. Ce patrimoine englobe les traditions orales, les arts du spectacle, les connaissances et le savoir-faire liés à la nature ou à l’artisanat, ainsi que les pratiques sociales.

Emmanuel Macron a également plaidé pour l’ouverture des commerces alimentaires le 1er-Mai

Cette journée a également été l’occasion pour Emmanuel Macron de demander l’adoption d’une législation permettant aux « commerces alimentaires, particulièrement nos boulangeries », d’ouvrir le 1er-Mai si cela les intéresse, « en faisant le cas échéant travailler leurs salariés, avec bien sûr l’accord de ces derniers » et à condition que ce soit « mieux rémunéré ».

Ce sujet avait été à l’origine d’un vif débat fin avril 2025. Certains boulangers avaient dénoncé les contrôles menés par l’inspection du travail auprès de plusieurs artisans. Bien qu’ils soient autorisés à travailler, plusieurs ont été critiqués pour avoir fait travailler leurs employés pendant cette journée fériée, chômée en France.

« Même ceux qui défendent le 1er-Mai sont souvent contents de pouvoir acheter du muguet chez les uns ou de la baguette chez les autres et d’aller dans un restaurant qui est ouvert pour, avec leur famille, peut-être partager un repas », a affirmé Emmanuel Macron.

« Il faut donner de la sécurité juridique », a-t-il insisté. « Je ne veux pas qu’on reste dans une situation avec des contrôles, des redressements », a-t-il ajouté. Le président a souhaité que ce projet de loi puisse avancer au sein de l’Assemblée nationale, afin d’être adopté avant le 1er-Mai.