Élisabeth Borne : le parti Renaissance ne doit pas servir Gabriel Attal.
Élisabeth Borne a déclaré lundi que Renaissance doit être un « collectif » et non « un outil d’une communication personnelle ». L’ancienne Première ministre a « pas prévu de participer » à la réunion publique organisée par son parti mardi soir au Palais Brongniart à Paris.
Renaissance doit être un « collectif » et non « un outil d’une communication personnelle », a affirmé lundi Élisabeth Borne. La présidente du Conseil national du parti dirigé par Gabriel Attal a conseillé à ce dernier de s’investir dans les élections municipales.
L’ancienne Première ministre, interrogée par BFMTV, n’a « pas prévu de participer » à la réunion publique organisée par son parti mardi soir au Palais Brongniart à Paris. « On peut avoir en tête l’échéance présidentielle mais il ne faut pas perdre de vue qu’il y a avant une échéance municipale. Et je crois que c’est important que notre parti, y compris son secrétaire général, s’implique pour qu’on puisse s’ancrer localement et avoir des victoires pour ces élections municipales. Ça me semble la priorité du moment », a-t-elle ajouté.
« Pour moi un parti politique, ça doit être un collectif qui prépare un projet au service des Français et pas un outil d’une communication personnelle », a également déclaré la députée du Calvados, prédécesseur de Gabriel Attal à Matignon.
### La priorité, c’est « rassembler » autour d’un même projet
Pour l’élection présidentielle, « on a beaucoup de candidats dans ce bloc central. Je pense que ce qui doit vraiment nous préoccuper, c’est comment on peut rassembler autour d’un projet, autour de valeurs », a-t-elle répondu à la question du journaliste concernant un soutien automatique à Gabriel Attal s’il venait à être candidat à la présidentielle. « Au-delà des aventures individuelles, il faut pouvoir rassembler pour que la force politique à laquelle je crois soit présente au deuxième tour », a-t-elle déclaré.
Elle a également exprimé sa capacité à exprimer ses propres choix. « Je m’autorise, compte tenu du parcours qui est le mien, à avoir une opinion et je ne me sens pas forcément tenu par les positions qui sont prises par Gabriel ». Elle a ainsi rappelé son opposition à la proposition d’interdiction du voile pour les mineures de moins de quinze ans.

