Electricité et gaz : Les syndicats menacent de reposer un préavis de grève national à compter du 2 juin

Les Français vont-ils pouvoir allumer leur lumière et faire cuire leurs pattes ? Les syndicats des salariés de l’électricité et du gaz, réunis vendredi en interfédérale, ont décidé de déposer un «préavis de grève commun avec un appel à la grève à compter du 2 juin». La CFE-Energies, la CFDT Chimie-Energie, la FNEM-FO et la FNME-CGT demandent une revalorisation de la grille des salaires prenant en compte l’inflation.

« Notre but, ce n’est pas d’aller impacter les usagers », a assuré Fabrice Coudour, secrétaire fédéral de la FNME-CGT, qui espère qu’avant cette date, les employeurs reviendront « à une certaine lucidité ».

Une grille revalorisée à 0,3 %, contre un inflation à 4,8 %

Lors d’une réunion jeudi avec les représentants des groupes du secteur, « la direction (de la branche, qui comprend des représentants de l’Union française de l’électricité ou UFE et de l’Union nationale des industries gazières ou Unemig) a complètement botté en touche », sur la question des salaires.

« On demande une revalorisation de la grille du salaire national de base pour que les salariés de la branche des IEG (industries électriques et gazières) ne perdent pas en pouvoir d’achat, d’autant que les premiers niveaux de rémunération sont passés en-dessous du Smic », a indiqué Amélie Henri, secrétaire nationale CFE-Unsa énergies pour EDF. « On a eu une augmentation en début d’année de 0,3 % de cette grille, qui ne compense pas l’inflation », a-t-elle ajouté, alors que l’inflation a atteint 4,8 % sur un an en avril, a indiqué vendredi l’Insee.