Elections régionales en Ile-de-France: Valérie Pécresse promet de ne pas s’allier avec LREM

Valérie Pécresse — STEPHANE LEMOUTON-POOL/SIPA

La présidente sortante de la région Ile-de-France Valérie Pécresse, candidate à sa réélection en juin, a promis qu’elle ne ferait pas d’alliance avec les macronistes au 1er comme au second tours, après la controverse sur le retrait de la liste LREM au profit de Renaud Muselier en Paca.

« Il ne faut pas faire d’alliance d’appareil (…) Je n’en ferai pas, ni au premier tour, ni au deuxième tour », a défendu Valérie Pécresse (Libres, ex-LR) sur LCI. « Je n’aurai pas d’alliance avec LREM ». Pour Paca, le Premier ministre Jean Castex a annoncé lui-même dimanche un retrait de la liste LREM au profit de Renaud Muselier. Ce dernier récuse toutefois tout « accord d’appareils », « alliance » ou « fusion ».

Des personnalités qui soutiennent Emmanuel Macron présentes sur la liste

« La droite a quelque chose à dire sur comment on gère une région, comment on gère un pays aussi », a ajouté Valérie Pécresse dont le nom circule comme possible candidate à l’élection présidentielle. Le parti de la majorité présidentielle a investi le député du Val-de-Marne Laurent Saint-Martin dans la course à la présidence de la première région française à l’occasion du scrutin régional organisé les 20 et 27 juin.

Balayant l’hypothèse d’une alliance avec les «marcheurs», Valérie Pécresse a cependant fait valoir la présence sur sa liste de personnalités de droite qui soutiennent Emmanuel Macron comme Delphine Bürkli, la maire du IXe arrondissement de Paris, ou Frédéric Valletoux, le maire de Fontainebleau.

Une « menace » venue de la gauche ? 

Elle a par ailleurs raillé la « maison commune » des partis centristes censés soutenir l’action d’Emmanuel Macron. « En Ile-de-France, la maison commune est en train de s’effriter. Les Modem du terrain, les Agir du terrain m’ont rejointe. En Ile-de-France, c’est LREM qui s’effrite », a-t-elle souligné.

Interrogée sur l’équation politique à laquelle Renaud Muselier est confronté en Paca avec la sérieuse hypothèse d’une victoire du RN, Valérie Pécresse a fait valoir qu’en Ile-de-France, la « menace » n’était pas incarnée par le Rassemblement national mais par une « alliance de la gauche avec l’extrême gauche ».

Une alliance « avec des personnes avec des sympathies indigénistes, islamo-gauchistes, décroissantes. Le risque en Ile-de-France des extrêmes, il existe aussi, des extrêmes alliés à la gauche qui a perdu sa boussole républicaine», juge la présidente de Région.

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