Elections européennes: Sans l’UE, Nice n’aurait peut-être pas autant réduit ses déchets

Fanta Savane (à droite) et une autre salariée vont retaper une luge ancienne — F. Binacchi / ANP / 20 Minutes

  • Quatre projets européens portant sur la problématique des déchets sont en cours à Nice.
  • Il s’agit de Tropa Verde, ReUseHeat, La Recyclerie et Urban Waste.
  • Certains de ces programmes sont financés à 100 % par l’Union européenne.

Nice, sa promenade des Anglais, ses palmiers et… ses poubelles. Avec ses 340.000 habitants et tous ses touristes, la cinquième ville de France ne passe pas à côté de la problématique des déchets (et de leur traitement). A tel point que la métropole azuréenne « est impliquée dans plusieurs projets européens pour enrichir son expertise, développer son innovation et faciliter des investissements pilotes sur son territoire ». 

Loin d’être première de la classe dans cette matière, la capitale azuréenne a besoin de ce coup de pouce. En 2016, un habitant des Alpes-Maritimes recyclait 36 kg de déchets, quand la moyenne nationale s’élevait à 47,6 kg. Depuis, quatre projets sont en cours pour tenter de réduire ce fossé.

« Cela permet de dupliquer ce qui marche bien chez nous et inversement »

Le premier projet dans lequel s’est lancée la ville de Nice, c’était une collaboration euroméditerranéenne. Objectif : « la création d’une plateforme de coopération transfrontalière pour la gestion durable des déchets urbains ». Cette première tentative européenne était financée à 90 % par l’UE pour un budget de 4,7 millions d’euros. « Cela nous a permis de financer l’élaboration de plans pour gérer la matière déchet, de programmer les investissements, d’acheter des bennes, du matériel, des logiciels, pointe Alexandre Viano, directeur Europe et Financements Extérieurs à la ville de Nice. On a créé une expertise sur ces sujets. ​Cela permet de dupliquer ce qui marche bien chez nous et inversement. » Car le même projet était mené à Gênes, Hyères, Sousse, Sfax, Blat ou encore Byblos.

Ce projet MED-3R étant clôturé depuis 2015, quatre autres ont pris le relais :  Tropa Verde (84.000 euros financés à 70 % par l’UE) pour la promotion des gestes éco-responsables, ReuseHeat (43.000 euros financés à 100 %) pour la réutilisation de la chaleur des eaux usées en chauffage, la Recyclerie des Moulins (780.000 euros financés à 50 %) pour donner une seconde vie aux objets et Urban Waste (170.000 euros financés à 100 %) pour la sensibilisation des touristes au tri.

Vers une deuxième Recyclerie à l’Ariane ?

Comme ReUseHeat, Urban Waste est entièrement pris en charge par l’Europe. « Quand on arrive à financer les projets, c’est positif pour nous. Ça allège la charge, pointe Sébastien Viano. Dans le concept et la manière de l’imaginer, tout aurait été différent sans l’Europe. On ne l’aurait pas fait de la même manière. Cependant, on ne peut pas dire qu’il n’y aurait pas eu de campagne pour le tri, mais les démarches communes facilitent les choses. On a l’opportunité d’intéresser d’autres territoires. »

La ville de Nice fait de « la veille » pour repérer les opportunités de financement européen. Elle vient de déposer un dossier pour l’ouverture d’une deuxième recyclerie, cette fois-ci à L’Ariane. Un projet qui permet de réduire les déchets et… le chômage. Ce type de projet crée de l’emploi dans l’économie sociale et solidaire, la Recyclerie ayant besoin de personnel dans son atelier et son espace vente. Du deux en un.

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