Elections européennes, municipales… Vers un remaniement gouvernemental la semaine prochaine?

Edouard Philippe et Nathalie Loiseau, annoncée sur le départ. — ISA HARSIN/SIPA

  • Nathalie Loiseau devrait prendre la tête de la liste LREM dans les prochains jours.
  • Son départ pourrait s’accompagner de celui de Benjamin Griveaux, qui a des vues sur la ville de Paris.
  • Plusieurs noms circulent déjà pour les remplacer.

Semaine de changements en vue pour le gouvernement ? La majorité doit entériner lundi sa liste pour les européennes du 26 mai prochain. Nathalie Loiseau, seule candidate déclarée pour mener la bataille, est annoncée sur le départ de son ministère des Affaires européennes. L’exécutif pourrait en profiter pour apporter de petites retouches au sein du gouvernement, qui pourrait également voir partir Benjamin Griveaux.

Nathalie Loiseau sur le départ, le casse-tête de la liste LREM

Après avoir annoncé de manière «spontanée» sa candidature face à Marine Le Pen, Nathalie Loiseau fait figure de favorite (elle est la seule candidate) pour mener la liste La République en marche. « Maintenant, c’est parti avec elle », confirme un proche du président. La ministre devrait être officiellement investie lundi soir par le bureau exécutif du parti présidentiel. Elle devrait quitter alors son ministère pour se concentrer sur la campagne. La constitution de la liste sera alors son premier chantier.

LREM doit respecter la parité, l’intégration de société civile, les accords avec les alliés du MoDem, d’Agir et des Radicaux, ainsi que la répartition territoriale des candidats. Le parti devrait n’arrêter lundi que les 30 premiers noms sur 79 et les dévoiler lors du premier grand meeting de campagne samedi 30 mars à Aubervilliers, en banlieue parisienne.

Les candidats à la mairie de Paris vers la sortie ?

Le départ de Nathalie Loiseau pourrait s’accompagner d’autres mouvements. Ceux des ministres intéressés par les élections municipales à Paris. Benjamin Griveaux voudrait ainsi se consacrer à sa candidature pour la mairie, selon plusieurs sources gouvernementales citées par l’AFP.

L’intéressé a maintenu le suspense mercredi sur RTL. « J’ai dit à maintes reprises que je dirais le choix qui est le mien au printemps. C’est le printemps depuis quelques heures. Mais je vais vous dire que la patience est aussi une qualité en politique ». Dans le contexte tendu des violences, ce départ pourrait être retardé. L’autre membre du gouvernement intéressé par la capitale, Mounir Mahjoubi, s’est lui engagé à démissionner du gouvernement s’il remporte l’investiture du parti présidentiel en juin prochain.

Castaner sous pression mais maintenu

Depuis les violences de samedi dernier, lors de la 18e journée de mobilisation des «gilets jaunes», Christophe Castaner est sous pression. L’opposition ne cesse de demande sa démission, raillant au passage sa sortie en boîte de nuit relayé par la presse people. Après avoir essuyé «la soufflante du siècle » de la part d’Emmanuel Macron, le ministre de l’Intérieur ne devrait malgré tout pas être inquiété. Sauf en cas d’erreurs lors des prochaines manifestations : « Il ne faut pas qu’il y ait de couac ce week-end, car il n’y a pas d’autres fusibles à faire sauter. En cas de problème, Castaner serait sur la sellette », résume un syndicaliste policier à 20 Minutes.

Qui pour remplacer les sortants ?

Pour le ministère des Affaires européennes, le monsieur Europe d’Emmanuel Macron, Clément Beaune, serait le mieux placé. C’est un bon signe : le conseiller politique reçoit déjà les éloges de l’exécutif dans la presse. « C’est le meilleur », vante un ministre. « Un garçon formidable », insiste un autre membre du gouvernement quand un troisième décrit quelqu’un « d’extrêmement compétent », qui « sait tout ce qu’il faut savoir sur l’Europe ». Mais Clément Beaune est un homme, et le nommer affaiblirait un peu plus le principe de parité du gouvernement (19 hommes en comptant le Premier ministre, 17 femmes).

Pour remplacer Benjamin Griveaux, plusieurs noms circulent : ceux des secrétaires d’État Marlène Schiappa (Égalité Femmes-Hommes), Gabriel Attal (Jeunesse) et Emmanuelle Wargon (Transition écologique), énumère Le Figaro. Cette dernière aurait marqué des points avec le grand débat national. « Il ne faut pas oublier qu’elle a un ami bien placé… Edouard Philippe », avance un conseiller ministériel au Parisien, en rappelant qu’ils ont fait l’ENA ensemble.

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