Elections européennes: Laurent Wauquiez ne croit pas à «la réédition de 2017»

Laurent Wauquiez, le patron des Républicains, lance la campagne des européennes lors d’un meeting à Strasbourg, le 26 avril 2019. — AFP

Le patron des Républicains est satisfait… Laurent Wauquiez s’est félicité vendredi à Strasbourg des bons sondages de la liste LR pour les Européennes, en considérant que « les Français refusent d’être condamnés à la réédition de 2017 ».

« Pourquoi pensez-vous que les choses bougent pour nous ? Qu’en deux mois, nous avons gagné 7 points ? Parce que les Français veulent le choix, ils refusent d’être condamnés à la réédition de 2017, entre le chaos de Marine Le Pen et la déception d’Emmanuel Macron », a lancé le président de LR.

La liste menée par François-Xavier Bellamy recueille entre 14 et 15 % d’intentions de vote dans les dernières études d’opinion, alors qu’elle avait connu un plancher de 8 % dans un sondage au cœur de l’hiver.

« Il y a une liste qui va créer la surprise, c’est celle des Républicains »

« La responsabilité des Républicains, c’est de réoffrir le choix », a encore lancé le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes. « Il y a une liste qui a une dynamique, il y a une liste qui a fait bouger les choses, il y a une liste qui va créer la surprise, c’est celle des Républicains », a-t-il encore prophétisé, en faisant valoir « une petite brèche qui est en train de s’ouvrir et qui chaque jour qui passe est en train de s’élargir ».

En Alsace, Laurent Wauquiez entendait par ailleurs affirmer à nouveau son soutien à Manfred Weber, désigné par le Parti populaire européen (PPE) – auquel appartient LR – comme son « spitzenkandidat », c’est-à-dire celui à qui doit revenir le siège de président de la Commission européenne en cas de victoire du PPE aux européennes.

Le principe, inauguré lors du scrutin de 2014 qui avait alors consacré Jean-Claude Juncker, est toutefois largement remis en cause par de nombreux chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union, alors que le nom du commissaire français Michel Barnier est de plus en plus cité ces dernières semaines pour occuper le poste.

« Pour l’instant, Michel Barnier n’est pas candidat et on verra si la situation évolue », a éludé Laurent Wauquiez, interrogé sur le sujet.

Emmanuel Macron « n’a pas compris qu’il fallait changer d’Europe »

L’étape à Strasourg entendait encore marquer un ancrage européen pour Laurent Wauquiez et François-Xavier Bellamy. Selon le patron de LR, Emmanuel Macron « n’a pas compris qu’il fallait changer d’Europe et pas l’Europe des normes, l’Europe des impôts, l’Europe de la bureaucratie ».

« Strasbourg, c’est le lieu où l’Europe a montré ses failles et malheureusement sa naïveté » face à « la barbarie islamiste », a renchéri François-Xavier Bellamy, en référence à l’attentat du 11 décembre lors du marché de Noël de la capitale alsacienne.

« Ce sont ces guerres, cette menace terroriste, cette menace islamiste, à laquelle il nous faut réapprendre à faire face : l’Europe doit apprendre à sortir de la naïveté », a encore répété la tête de liste lors d’un discours largement marqué par l’affirmation des « racines » gréco-latines et judéo-chrétiennes, en regrettant « l’erreur immense » de ne pas « les avoir inscrites » dans les traités européens.

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