Education nationale : Reprise des négociations pour revaloriser les enseignants, des syndicats sceptiques

A l’heure où des milliers d’enseignants défilent contre la réforme des retraites, les concertations sur la revalorisation de la profession ont repris mercredi au ministère de l’Éducation nationale. Les partenaires sociaux, conviés rue de Grenelle, ont fait part de leurs doutes sur l’issue des discussions, prévues le 13 mars. « Depuis le mois d’octobre, sur un marathon, on a peut-être avancé de 500 mètres », déplore la secrétaire générale du Snes-FSU.

Après une première phase à l’automne pour « partager un état des lieux », interrompue mi-novembre par les élections professionnelles, le ministre de l’Éducation nationale Pap Ndiaye « a ouvert aujourd’hui, en présence de l’ensemble des organisations syndicales représentatives, une nouvelle phase de concertation sur l’attractivité et la revalorisation du métier enseignant », a indiqué le ministère dans un communiqué.

Des syndicats sceptiques du calendrier établi

« Les concertations sur le détail des mesures s’engagent à compter d’aujourd’hui. Cette phase sera la plus large possible », a ajouté rue de Grenelle, précisant que « l’objectif est de conclure la concertation au mois de mars ».

Selon le calendrier présenté aux syndicats, une première réunion aura lieu la semaine prochaine sur la partie « socle » de la revalorisation (concernant le plus grand nombre d’enseignants), avant une concertation début février sur la partie de la hausse liée à de nouvelles missions.

Dès la fin de la réunion, la FSU, première fédération syndicale enseignante, a fait part de sa déception. « Neuf mois après les promesses du président de la République, huit mois après son entrée en fonction, quatre mois après le début des discussions sur le sujet, toujours aucune avancée sur la question des salaires après la réunion menée par le ministre ce jour ! », a déploré la fédération dans un communiqué. Pour Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-FSU, premier syndicat du secondaire, « il va falloir très vite que le ministère abatte ses cartes et qu’on puisse rentrer dans le vif du sujet ».