Education nationale : Le ministre Pap Ndiaye estime que la rentrée scolaire « s’est bien passée »

Malgré une pénurie d’enseignants, la rentrée scolaire a été « bonne », selon le ministre de l’Éducation nationale Pap Ndiaye. « La rentrée a été bonne (…) la rentrée s’est bien passée », a affirmé le ministre sur franceinfo, en réfutant les constats alarmistes et les chiffres avancés par le principal syndicat enseignant du second degré.

Le Snes-FSU a avancé la semaine dernière qu’il manquait au moins un professeur sur un poste fixe dans 62 % des établissements sur un échantillon de 554 établissements. Ce ne sont « pas des chiffres que je confirme », a-t-il commenté, concédant cependant quelques « absences frictionnelles », « des problèmes à régler » : « c’est de la dentelle dont s’occupent les rectorats ».

Quelque 4.500 nouveaux professeurs contractuels

Pour faire face à la pénurie de nouveaux enseignants et assurer sa promesse d’un professeur devant chaque classe à la rentrée scolaire, Pap Ndiaye a indiqué que 4.500 nouveaux professeurs contractuels avaient été recrutés pour cette année scolaire, sur un total de 35.000 personnels non-titulaires employés par l’Éducation nationale. « Moins de contractuels, c’est notre objectif », a cependant avancé le ministre de l’Éducation nationale qui a précisé qu’un concours de recrutement exceptionnel aurait lieu au printemps de 2023 pour le premier degré.

Dans la perspective d’une revalorisation du métier enseignant, le ministre a confirmé le passage à un salaire plancher de 2.000 euros net pour les enseignants en début de carrière à partir de septembre 2023 mais aussi des augmentations pour les professeurs en « milieu de carrière » à cette même échéance.

Augmentation des salaires

Le ministre a annoncé par ailleurs une « augmentation conditionnelle liée à des tâches supplémentaires que nous allons proposer aux enseignants volontaires à partir du mois d’octobre ». Emmanuel Macron avait proposé jeudi un « pacte pour les enseignants » incluant des missions supplémentaires, comme le suivi individualisé ou des tâches d’encadrement. Pap Ndiaye a précisé que ces missions pourraient intégrer des tâches que certains enseignants font déjà.

Le ministre de l’Éducation nationale est confronté à une crise majeure des recrutements et au chantier de la revalorisation salariale. La profession connaît une crise d’attractivité sans précédent, avec plus de 4.000 postes non pourvus cette année aux concours enseignants dans le pays (sur 27.300 postes ouverts dans le public et le privé).