Dry January : Une étude française montre des bénéfices rapides sur sommeil et santé mentale
Plus d’un tiers des Français de 18 à 34 ans, interrogés pour Plum, ont indiqué vouloir faire le Dry January, qui consiste à ne pas consommer d’alcool pendant le mois de janvier. Selon l’étude menée en 2024 auprès de 2.123 participants adultes, 57 % des participants ont déclaré n’avoir consommé aucun alcool pendant tout le mois de janvier.
De bonnes résolutions pour 2026. Plus d’un tiers des Français âgés de 18 à 34 ans, interrogés pour Plum, ont exprimé leur souhait de participer au Dry January, un mois sans alcool durant le mois de janvier. Ces jeunes auraient tout intérêt à s’engager dans cette démarche. En effet, une étude codirigée par le Service universitaire d’addictologie de Lyon — la première évaluation approfondie sur le sujet en France — montre que participer à ce mois sans alcool aurait des effets positifs rapides sur la santé.
Les résultats de cette étude, réalisée en 2024 auprès de 2.123 participants adultes, confirment que ce défi favorise une amélioration significative du sommeil et du bien-être mental en seulement quelques semaines, d’après le campus hospitalier du Vinatier.
« Le bénéfice le plus marqué concerne le sommeil : la proportion de participants déclarant une très bonne qualité de sommeil a presque triplé [de 9 % à 24 %]. La santé mentale s’améliore également, avec un mieux-être et une augmentation de la confiance en soi, notamment en se sentant capable de refuser l’alcool en toute situation », précise le service communication dans un communiqué.
« Chez les participants non-consommateurs, la perception d’une excellente santé physique progresse fortement (de 36 % à 48 %) », ajoute également le site du Vinatier. Même en l’absence d’une abstinence totale, « une simple réduction de la consommation d’alcool suffit à produire les effets positifs mentionnés ci-dessus. Ces résultats indiquent que chaque réduction compte, même en cas de succès partiel », souligne-t-il.
Défi réussi pour plus de la moitié des participants. Selon l’étude, 57 % des participants ont déclaré ne pas avoir consommé d’alcool durant tout le mois de janvier. L’analyse des résultats montre que cette réussite repose sur le fait de se fixer « dès le départ », un « objectif clair de non-consommation ». « Cet engagement initial multiplie par trois les chances de tenir le défi », fait remarquer le campus hospitalier du Vinatier dans son communiqué.
Le soutien numérique est également un facteur clé du succès de ce défi. « L’inscription officielle à la campagne et la consultation régulière des messages d’accompagnement renforcent significativement la motivation », continue le service communication.
Nécessité de poursuivre les travaux. L’étude repose sur des questionnaires en ligne remplis au début et à la fin du Dry January 2024, avec des données déclaratives, et concerne un échantillon volontaire, majoritairement féminin, ce qui n’est pas totalement représentatif.
« Cette première évaluation du Défi de janvier en France confirme que la campagne est utile, efficace et facilement déployable », concluent les chercheurs. Ils soulignent néanmoins la nécessité de poursuivre les travaux pour évaluer si « les bénéfices se maintiennent dans le temps ».

