Dry February : Soirées, défis et ginger bière pour enlever le « tout alcool » ?
Samedi a marqué la fin du Dry January, une initiative volontaire visant à faire une pause dans sa consommation d’alcool. Julien Ménielle indique avoir perdu du poids et amélioré son sommeil durant ce mois, tout en signalant qu’il n’avait pas plus envie de consommer de l’alcool.

Dry… February ? Samedi a marqué la fin du Dry January, une initiative volontaire visant à faire une pause dans la consommation d’alcool. Les défis relevés, une perte de poids constatée, un sommeil amélioré… Julien Ménielle, vulgarisateur santé sur les réseaux sociaux, témoigne pour « 20 Minutes » des bienfaits de ses expériences, qui, selon lui, ne se limitent pas au début de l’année.
Le Dry January, une « institution »
Pour commencer une période de « pause », un déclic est nécessaire. Pour Julien Ménielle, c’est le confinement lié au Covid-19 qui a provoqué un changement en lui : « Confiné seul, je m’étais fixé comme objectifs d’arrêter de fumer, de boire, de manger sainement et de suivre un programme de sport strict. Je suis ressorti du confinement tel un avion de chasse, et ce, pour la première fois de ma vie (rires). »
Cependant, le défi d’un mois sans alcool n’est pas toujours facile à réaliser. « En 2022, j’avais tenté un Dry February, car il y a moins de jours en février, se rappelle Julien Ménielle. C’était un échec cuisant. » Il a réessayé sur plusieurs mois, avant de recommencer en 2026, pour le Dry January, qui est « un peu une institution. La force du »Dry January » est de sentir que l’on fait partie d’un mouvement et qu’on n’est pas seul à le faire. »
« J’associe l’alcool à la fête »
Ses objectifs ? « Se mettre au vert après les fêtes et avoir une vraie réflexion sur ma consommation d’alcool. » Concernant l’alcool : « J’ai cette règle de ne pas boire seul, indique le quinquagénaire. J’associe l’alcool à la fête, et j’avais du mal à arrêter après le premier verre, et à m’arrêter tout court. Avant le confinement, je buvais trois fois par semaine, soit trois cuites par semaine, ce qui était énorme. »
Professionnellement actif et souvent sollicité lors de soirées, Julien Ménielle reconnaît que « l’alcool est vraiment partout. La France en produit beaucoup, il y a un gros lobby. » L’alcool peut se présenter à tout moment. « Par exemple, j’ai assisté à un enterrement, et je me suis fait sermonner car je refusais de boire un verre d’alcool pour honorer la mémoire du mort, se souvient notre interlocuteur. Il y a toujours des gens pour vous ramener à l’alcool. »
« Il n’y avait plus cet interdit »
Malgré les défis, Julien Ménielle s’est engagé dans son Dry January, le mois dernier. « Je l’ai fait, alors que j’avais pas mal de sollicitations, indique-t-il. Je voulais sortir du tout alcool ou zéro alcool et, sur les conseils d’une psy, j’ai expérimenté des soirées en buvant deux verres et une autre sans boire, et aussi de me dire « que si je voulais, j’avais le droit de boire ». J’étais plus focalisé sur « est-ce que j’en ai vraiment envie ? », il n’y avait plus cet interdit. Je me suis rendu compte que je n’avais pas plus envie que cela de consommer de l’alcool. »
La satisfaction de notre contributeur ne s’arrête pas là. « À titre personnel, je me sers de l’alcool comme un « lubrifiant social », je ne suis pas à l’aise quand il y a beaucoup de sollicitations, confie-t-il. En janvier dernier, je me suis rendu compte que je pouvais engager la conversation avec quelqu’un que je ne connaissais pas, même sans boire, d’être à l’aise. C’est l’enseignement de cette année. » Il ajoute : « Je dors beaucoup mieux quand je ne bois pas sur plusieurs semaines, observe-t-il. Mon visage est plus frais. Même sans boire énormément, on a des poches qui apparaissent. J’ai perdu du poids. Et, enfin, j’ai un bien meilleur moral et une meilleure énergie. »
Ginger bière et eau pétillante
Désormais, Julien Ménielle, toujours très occupé et sollicité, n’est pas contre l’idée de partager un verre. Mais le contenu peut varier. « Je veux continuer à décider soit de ne pas boire du tout, soit de boire un verre ou deux, déclare-t-il. L’idée est aujourd’hui de poursuivre cela en février, puis sur plusieurs mois, de casser l’idée qu’une soirée est forcément associée à de l’alcool et maîtriser ma consommation. Boire avec envie, mais sans que ce ne soit automatique. »
Pour remplacer l’alcool, il a trouvé des solutions. « J’ai testé pas mal de bières sans alcool, j’aime bien la ginger bière, pas trop sucrée, par exemple. L’eau pétillante également. Les sodas ne sont pas très bons, et surtout trop sucrés. » Santé !

