Droits des femmes : la Fondation des femmes dénonce « Meta ne tente pas de nous invisibiliser »
La Fondation des femmes a indiqué ce jeudi qu’elle mettait en demeure Meta afin qu’elle permette la diffusion sponsorisée de sa dernière campagne en faveur des droits des femmes. Depuis octobre 2025, Meta a décidé d’interdire dans l’Union européenne toute publicité portant sur un enjeu politique, électoral ou social.
L’association a engagé une action juridique contre Meta. La Fondation des femmes a annoncé ce jeudi qu’elle mettait en demeure la société mère des réseaux sociaux Facebook et Instagram pour qu’elle autorise la diffusion sponsorisée de sa récente campagne en faveur des droits des femmes.
Selon la Fondation, la plateforme publicitaire du géant américain Meta « refuse » de diffuser cette campagne qui vise à « promouvoir les droits des femmes » et à « célébrer » les « dix ans » de son existence.
Lancée à l’occasion de la journée du 8 mars, cette campagne publicitaire est systématiquement rejetée par les outils de Facebook et Instagram, ce qui prive l’association d’un levier de visibilité essentiel. Meta empêche ainsi « l’opportunité de lever des fonds pour les associations féministes qu’elle soutient » et diminue « la visibilité des combats féministes dans l’espace public », affirme la Fondation.
Depuis octobre 2025, Meta a décidé d’interdire dans l’Union européenne toute publicité portant sur des enjeux politiques, électoraux ou sociaux, en invoquant le règlement européen sur la transparence et le ciblage de la publicité politique.
Pour la Fondation des femmes, cette décision résulte d’une « interprétation erronée et arbitraire » du texte, « qui empêche aujourd’hui de nombreuses organisations de la société civile de sponsoriser des campagnes de sensibilisation, des appels aux dons ou des messages d’intérêt général ».
Depuis la mise en place de cette mesure, la Fondation des femmes constate un « recul des messages féministes » sur les réseaux sociaux de Meta.

