Donald Trump revient un an après à la Maison-Blanche : Groenland, Macron, Venezuela, Immigration…
Lors d’une conférence de presse à la Maison-Blanche, Donald Trump a marqué mardi un an depuis son retour à la présidence des Etats-Unis par une longue prise de parole décousue. Le président américain doit s’envoler dans la soirée pour Davos, où une réunion « des différentes parties » est annoncée au Forum économique mondial.
Lors d’une conférence de presse à la Maison-Blanche, Donald Trump a marqué mardi le premier anniversaire de son retour à la présidence des États-Unis par une intervention longue et hachée, abordant divers sujets, allant de l’Otan au Groenland, en passant par l’économie et l’immigration. Le président doit s’envoler dans la soirée pour Davos, où une rencontre « des différentes parties » est prévue au Forum économique mondial, dans un climat de tensions diplomatiques avec certains alliés européens.
Concernant le Groenland, sujet délicat pour ses partenaires de l’Otan, Trump a laissé planer le mystère sur ses intentions en déclarant : « vous le découvrirez ». Néanmoins, il a assuré : « Je pense qu’il va se passer quelque chose qui sera très positif pour tout le monde », soulignant que les États-Unis avaient besoin de ce territoire autonome du Danemark pour des raisons de « sécurité nationale et même pour la sécurité mondiale », face aux menaces russes et chinoises.
À propos de l’Otan, Trump a affirmé : « Personne n’a fait plus pour l’Otan que moi […] Je pense que nous trouverons une solution qui satisfera pleinement l’Otan et qui nous satisfera pleinement ». Sur l’opposition des Groenlandais à ses projets, il a répondu : « Quand je leur parlerai, je suis sûr qu’ils seront ravis ». Il a par ailleurs décliné l’invitation d’Emmanuel Macron à une réunion du G7 à Paris jeudi, déclarant : « Non, je ne ferais pas ça », tout en estimant que le président français « ne va pas rester là très longtemps ». En exprimant sa proximité avec Macron, il a ajouté : « C’est un de mes amis. C’est un type sympa. J’aime bien Macron. »
Trump a également mentionné le Venezuela, souhaitant maintenant inclure Maria Corina Machado, qu’il avait précédemment écartée de sa stratégie. « Nous sommes en train de discuter avec elle, et nous pourrons peut-être la faire participer d’une manière ou d’une autre. J’aimerais beaucoup pouvoir faire cela », a-t-il déclaré, la qualifiant de « femme incroyablement gentille », tout en se laissant aller à des digressions.
Un an après son retour au pouvoir, Trump a exprimé sa frustration face à la méconnaissance de son bilan, déclarant lors de ce point presse : « Je pense que Dieu est très fier de mon boulot ». Répondant à une question, il a ajouté que son équipe ne le reprenait pas souvent et a justifié sa présence devant les journalistes : « Je n’aime pas faire ça, pour être honnête avec vous. Je le fais parce qu’il faut faire passer le message ».
Le président a mis l’accent sur un bilan économique qu’il considère très positif, notamment concernant les prix. « Nous les avons fait baisser considérablement », a-t-il affirmé, ajoutant : « Je ne comprends pas… Peut-être que mes chargés de relations publiques ne sont pas très bons, mais nous n’arrivons pas à faire passer le message ». Il a également présenté sa politique migratoire, montrant des photos d’« assassins déséquilibrés » que l’ICE aurait arrêtés, en commentant la mort de Renée Good à Minneapolis : « J’ai trouvé cela terrible », tout en déclarant au sujet de sa famille : « Son père en particulier était – j’espère qu’il l’est toujours, mais je ne sais pas – un grand partisan de Trump ».

