Dodu et tout doux ? Le profil du nounours le plus réconfortant bientôt dressé par des chercheurs

Alors, quelles sont les caractéristiques d’un nounours réconfortant. Réponse après la nuit des chercheurs 2019. — Alexas Fotos / Pixabay

  • A l’occasion de la nuit européenne des chercheurs, le 27 septembre, une étude de science participative est menée dans 12 villes françaises autour du nounours.
  • Des chercheurs veulent déterminer les traits morphologiques qui font qu’un ours en peluche est plus réconfortant qu’un autre.
  • A Toulouse, pour y participer, les enfants sont invités à déposer leur nounours à l’accueil « Welcome Desk » de l’Université de Toulouse.

Pourquoi la peluche de l’ours Paddington serait-elle plus réconfortante que celle de Winnie l’ourson ou d’un ours polaire complètement inconnu ? Qu’il soit ventru ou pas, au pelage court ou au museau pointu, chaque nounours peut consoler et rassurer son petit propriétaire. Mais y a-t-il un profil type de peluche qui pourrait mieux remplir ce rôle qu’une autre ?

Des scientifiques vont tenter de percer ce mystère qui agite les couffins depuis la nuit des temps. Ils ont décidé de profiter de la nuit européenne des chercheurs, le 27 septembre, pour mener à bien leur étude dans 12 villes de France. A Toulouse, jusqu’à mercredi, les jeunes habitants de la Ville rose sont conviés à déposer leur ours préféré à l’accueil « Welcome Desk », sur les allées Jules-Guesde. Ils pourront le retrouver sain et sauf le vendredi soir.

Sur des critères objectifs élaborés par des chercheurs de l’université de Montpellier, docteurs «es peluchologie», ils vont entre-temps subir une batterie de tests, à l’image des inventaires réalisés par les naturalistes sur les espèces vivantes.

Données objectives

« Il sera photographié, nous allons aussi déterminer sa taille, celle de ses yeux, son tour de ventre, sa position ou encore la longueur de ses poils. On va rentrer toutes ces données et analyser les statistiques qui vont faire émerger les caractéristiques des ours les plus associés au réconfort », explique Franck Amadieu de l’Université Jean-Jaurès, spécialiste de la psychologie cognitive qui travaille sur les apprentissages.

Autant de critères qui ne rentrent plus en ligne de compte lorsque l’enfant s’est pris d’affection pour une peluche. Elle a beau être rapiécée, borgne, amputée d’une jambe et sentir très mauvais, elle reste à ses yeux le nec plus ultra du doudou.

« Il y a une valeur affective forte, c’est son ours et ses caractéristiques morphologiques ne sont plus importantes. C’est pour cela que lors de la nuit des chercheurs nous allons multiplier les comparaisons de cet ours avec un pool de peluches. Notre objectif n’est pas d’atteindre un prototype mais de déterminer quels sont les traits les plus pris en compte, tout en montrant au grand public la rigueur scientifique de nos travaux », poursuit Franck Amadieu.

Il faudra attendre l’analyse de l’ensemble de ces données pour déterminer les traits physiques du nounours ayant le plus de chance d’être adopté. De quoi inspirer les fabricants de jouets.

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