Djimo mis en examen pour viol après la plainte d’une comédienne
En mars 2023, la comédienne de doublage Elise Vigné a déposé une plainte pour « viol commis en réunion » visant Djimo et Lenny M’Bunga, pour des faits datant de septembre 2015. Le 15 janvier, Djimo a été mis en examen pour « viol », tandis que Lenny M’Bunga demeure sous le statut de « témoin assisté ».
Les faits remontent à un peu plus de dix ans. En mars 2023, dans le cadre de #MeTooStandUp sur les réseaux sociaux, une plainte pour « viol commis en réunion » a été déposée par la comédienne de doublage, Elise Vigné, concernant des événements survenus en septembre 2015, impliquant Djimo et un autre humoriste, Lenny M’Bunga.
À cette époque, Djimo et Lenny M’Bunga avaient été placés sous le statut de « témoin assisté », le second étant également visé pour « complicité de viol commis en réunion », sans que l’un ou l’autre ne soit mis en examen. Toutefois, le 15 janvier, selon une information de Mediapart confirmée par France Info, Djimo a été mis en examen pour « viol », tandis que Lenny M’Bunga demeure sous le statut de témoin assisté.
Selon le récit d’Elise Vigné, dévoilé en 2023, elle affirme avoir consenti à une relation sexuelle avec Lenny M’Bunga, mais avoir été contrainte par Djimo, qui, d’après elle, serait entré dans la chambre « avant de la pénétrer », alors qu’elle était « allongée sur le ventre », « en train de [s’]endormir », comme indiqué dans sa plainte.
En mai 2024, un humoriste, qui a souhaité rester anonyme, a témoigné auprès de 20 Minutes avoir été témoin d’une conversation dans les loges du Paname Art Café, où Elise Vigné travaillait comme régisseuse, longtemps après les événements. D’après son récit, un membre de l’équipe du lieu aurait plaisanté sur « les meufs avec qui les stand-uppers peuvent coucher ». En riant, il aurait dit que « deux [humoristes] ont niqué le game là-dessus » en ayant des relations avec la même régisseuse. Dans la même loge, « six ou sept autres humoristes », dont Lenny M’Bunga, auraient rigolé et acquiescé.
Cependant, cela fait plus de deux ans que les deux humoristes contestent les faits. Interrogés par France Info le 23 janvier, les avocats de Djimo ont affirmé avoir été « très surpris » par sa mise en examen, précisant qu’« aucun élément nouveau » n’était survenu « depuis le dépôt de plainte en 2023 pour des faits supposément survenus huit ans plus tôt ». Ils ont annoncé avoir engagé un recours pour contester la mise en examen de leur client.

