Dispute, Covid-19 et cadeaux pourris… Vous nous avez raconté vos « fails » de Noël

Toute la famille avait le Covid-19 sauf, toi, qui as 12 ans n’est pas encore vacciné. Tu as donc passé  Noël seul et tu nous as écrit « franchement, ce n’est pas marrant ». Sache, Louis, collégien de Seine-Saint-Denis, que tu n’es pas seul. L’autrice de ses lignes a vu son filleul contracter le virus seulement quinze jours avant le 25 décembre… Faisant planer le doute sur un Noël avec mamie. Et comme toi, des milliers de Twittos se sont désespérés de passer un Noël de positif en solo et des dizaines de lecteurs de 20 Minutes ont passé le réveillon seul au lit (la double peine). Un Noël « claqué au sol ». Rien d’autre.

Et s’il n’y avait que ce « connard de virus » comme le dit Renaud pour jouer les trouble-fêtes, ça serait top. Mais, pour certains, l’idée de se fader une nouvelle fois tonton René et ses blagues de l’an deux ou celle de recevoir un « cadeau de merde » leur ferait préférer être dans la peau de John McClane. Pour eux, marcher sur du verre pilé ou sauver des otages d’une tour en flammes n’est rien comparé à des fêtes de fin d’année complètement « What the Fuck ».

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« Cela fait plusieurs années que je me dis qu’il faudrait que je ferme les yeux dès le 20 décembre pour ne les rouvrir que le 4 janvier. Qu’il faudrait que je m’éclipse loin, lâche l’amie Céline, 35 ans. Chaque année c’est le même délire. Ma grand-mère qui mange des amandes alors qu’elle sait qu’elle est allergique et mes oncles et tantes qui s’engueulent en accusant tout le monde. C’est un enfer. Sachant que chaque année mon frère s’obstine à m’offrir une brosse à dents avec la tête de Trump ou Chirac ou un balai à chiottes soi-disant en « or massif ». Le truc est juste doré. J’en peux plus. »

« J’aurai préféré directement être en 2022 »

On compatit Céline, sache-le. Et on offre un câlin gestes barrières à Thierry, notre fidèle lecteur qui a pris le temps de répondre à notre appel à témoignages : « Il y a une douzaine d’années, j’étais sorti depuis peu de l’hôpital. On m’avait diagnostiqué une maladie grave. A Noël, un proche m’a offert les deux best of des Beatles, mais pas les originaux, hein, des copies pirates effectuées à partir… des CD (originaux, eux) que JE lui avais offert un an ou deux plus tôt. ». Coucou la radinerie (et Alzheimer au passage).

« Cette année, Noël a été réellement claqué au sol », tranche Laurent. Notre internaute était positif au Covid-19 depuis le 19, sa femme « depuis le 17 », sa « cousine et son conjoint depuis le 16 ». « Tout ce qui était prévu pour le réveillon est tombé à l’eau. Le 24, on était qu’à deux avec les animaux », détaille notre lecteur. « J’aurais préféré directement être en 2022, mais il faut garder le sourire parce que sinon c’est fini », poursuit-il un brin à bout.

Et pour se fendre la poire, Laurent scrolle sur Twitter. « Rien que la journée où on a eu un mix de la 7e compagnie et des Bidassses en folie, ça détend », se réjouit notre témoin en référence aux militaires Vigipirate qui se sont embourbés dans un champ jouxtant un camp de migrants à Calais. Depuis l’Armée de terre a annoncé avoir ouvert une enquête. Y’en a d’autres qui ont passé un « 25 décembre éclaté », selon l’expression de Saana, 21 ans. « Cette année je me suis saignée. Après deux ans de pandémie, j’avais envie de faire plaisir à la famille. J’ai craqué, je suis même allée aux Galeries. Et deux jours après que j’ai dépensé plus de 500 balles, ma famille annonce « pas de cadeaux, on garde nos sous ». J’ai tout tenté pour les faire changer d’avis mais apparemment ma sœur, qui est complètement fauchée, a plus de poids que moi », raconte la jeune femme qui avoue « avoir le seum » alors que sa sœur s’est résolue à lui acheter des « bonbons Haribo ».

Même combat du côté de Zoé qui a tout simplement décidé « d’annuler Noël cette année ». Elle détaille : « Nous sommes quatre personnes. On a l’habitude de se retrouver chez moi tous les ans. Je leur fais un festin et on s’échange de beaux cadeaux. Cette année ma belle-sœur a décidé (avec sa mère donc) de ne pas faire de cadeaux de Noël. Je suis compréhensive, après tout, le coût de la vie a beaucoup augmenté. Sauf que quelques jours plus tard, j’apprends qu’elles se font des cadeaux entre elles et que ma belle-sœur fera comme d’habitude un cadeau à son amie et à ses deux filleules. En fait, mon conjoint (son frère) et moi-même sommes exclus. » Colère, Zoé a annulé le repas traditionnel. « Pas de bras, pas de chocolat », tranche notre internaute.

« Nous n’avons jamais mangé la bûche »

Diaz a, elle aussi, faire une croix sur la réunion de famille pour s’éviter un nouveau Noël plutôt tendu. L’an dernier, elle s’est fritée avec « sa bru » : « Minuit, ouverture des cadeaux. J’offre à ma belle fille qui vient d’accoucher plein de cadeaux et un pyjama qui devrait rétrécir après le premier lavage je prévois donc un XXXL. Elle l’ouvre et se lève brusquement en jetant le paquet et me dit : « toi qui as TOUJOURS été hypocrite ça suffit ! » » Diaz, qui a aussi eu le droit à un règlement de comptes avec son fils, est depuis « dévastée ». « A ce jour, je n’ai pas d’explications. Ma bru et moi évitons toujours le sujet. Nous n’avons jamais mangé la bûche et les deux derniers jours passés ensemble ont été une punition, poursuit notre lectrice qui avoue rester très « méfiante » face à sa belle fille. « A moins d’un miracle, on ne refera pas du neuf avec du vieux », conclut-elle.

Reste alors Sébastien, l’ami sudiste de 45 ans, qui s’est lui aussi fait une raison. Après avoir deviné que son mec le trompait, il a réservé un gîte « canon dans les Alpes-de-Haute-Provence pour faire l’ermite ». « La réservation a été annulée je ne sais pour quelle raison et je n’arrive pas à joindre l’hôte », explique le quadra qui a finalement passé Noël seul alors qu’il n’avait « même pas pris la pleine de faire un sapin ». Enfin, n’oublions pas notre contributeur Illico presto qui nous accuse d’avoir « saboté » le 25 décembre. Mais qui glisse tout de même que Noël, c’était mieux avant… rien qu’à Besançon. « Il n’y a plus de Père Noël et la Ville fait tout pour dégoûter les gens de cette fête. Et puis avec les féministes, nous verrons tôt ou tard arriver la mère Noël », poursuit notre lecteur qui s’est marié ce 15 décembre et termine son témoignage par un « la mort nous guette tous ». Merci Besançon pour la joie de vivre, et surtout Bonne année.