Disparition : Raymond Poulidor, l’éternel deuxième du cyclisme, est décédé

Raymond Poulidor mis a l’honneur a l’occasion d’une exposition sur son parcours de cycliste et du Tour de France, à Chatou, en mars 2019. — ROMUALD MEIGNEUX/SIPA

Cela faisait plus d’un mois que « Poupou » inquiétait le monde du cyclisme. Hospitalisé le 8 octobre pour une grande fatigue, l’ancienne figure du Tour de France est décédée mercredi à 2h du matin à l’hôpital de Saint-Léonard-de-Noblat, selon les informations de L’Equipe confirmée par l’AFP.

Retraité depuis la fin des années 70, Poulidor a traîné toute sa carrière (et bien après) l’image d’éternel deuxième. Souvent très proche de revêtir la tunique jaune sur l’avenue la plus célèbre du monde, mais toujours trop court de quelques secondes. Vainqueur de sept étapes, le Tour de France avait fait de lui la coqueluche des Français. Le chouchou qui ne gagne jamais mais à qui la place de deuxième va si bien.

Un palmarès exceptionnel

Sauf que Raymond Poulidor, c’est aussi un palmarès exceptionnel hors de la Grande Boucle : Un Tour d’Espagne (1964), deux classiques avec Milan-San Remo (1961) et la Flèche wallonne (1963), un doublé sur Paris-Nice (1972 et 1973) et au Dauphiné (1966 et 1969).

Grimpeur hors pair, coureur de classique et de grands Tours, c’est un des plus grands noms du cyclisme qui s’est éteint aujourd’hui.

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