Disparition de Sala: L’enquête sur la sécurité du vol pourrait durer 12 mois

Des Nantais viennent rendre hommage au footballeur Emiliano Sala, mercredi 23 janvier 2019. — L.Venance/AFP

Une longue et fastidieuse enquête se prépare Outre-Manche, alors que les recherches pour retrouver la trace de l’avion d’Emiliano Sala et de son pilote ont été relancées par la famille. L’équivalent du BEA britannique (bureau d’enquête et d’analyse) a donné quelques précisions sur la nature de l’enquête qu’il allait mener sur la disparition du Piper Malibu.

« Chacune de nos investigations repose sur des preuves concrètes, telles que les indications fournies par les radars, les conversations entre la tour de contrôle et le pilote, les plans de vol, ainsi que l’historique de maintenance de l’appareil concerné et le dossier du pilote (heures de vol et entraînement). C’est une enquête qui examinera les conditions de sécurité du vol, et qui ne pourra s’appuyer sur d’autres sources d’information, comme les témoignages d’individus ou d’organisations. Ce genre d’enquêtes prend environ un an avant d’être bouclée, même si ça peut varier en fonction de la complexité du dossier »

Alors que le club de Cardiff a indiqué qu’il gelait le paiement du transfert en attendant d’en savoir plus sur les circonstances du drame, le clan McKay a filtré samedi dans la presse britannique une conversation entre Sala et le frère de l’agent qui a facilité le transfert de l’Argentin vers la Premier League. Jack McKay précise dans cette conversation que l’avion affrété pour transporter Sala ne lui coûtera rien, « en échange de tous les buts qu’il lui fera marquer à Cardiff ». Une précision qui n’est pas gratuite : James Ibbotson, le pilote disparu, n’avait pas le droit de transporter des passagers payants.