Des associations veulent mieux encadrer les pubs alimentaires à destination des enfants

Des enfants, un dessin animé et des sucreries. (archives) — VALERY HACHE / AFP

L’UFC-Que Choisir, avec six autres associations de consommateurs, de parents d’élèves, familiales et de malades, a lancé une pétition pour « interpeller les pouvoirs publics » et leur demander de mieux « protéger les enfants des dérives du marketing alimentaire », étude à l’appui. Les sept associations (la Fédération des conseils de parents d’élèves, la Fédération des parents d’élèves de l’enseignement public, Familles Rurales, la Fédération française des diabétiques, le Réseau environnement santé, l’UFC-Que Choisir et l’Union nationale des associations familiales), entendent obtenir « une loi de moralisation du marketing alimentaire », selon un communiqué accompagnant cette étude.

« Alors que les engagements de l’industrie agroalimentaire promus par les pouvoirs publics sont un échec et que le niveau de l’obésité infantile est alarmant, il y a plus que jamais urgence à agir pour obtenir un encadrement des publicités à destination des enfants en interdisant la promotion sur les écrans (télévision et Internet) des aliments dont la consommation doit être limitée », estiment-elles.

Sur-représentations des aliments trop gras et trop sucrés dans les pubs pour enfants

L’UFC-Que Choisir a notamment calculé que, si « pour les aliments « tous publics », on observe une répartition assez équilibrée dans les cinq classes de Nutri-Score », « pour les aliments destinés aux enfants, il y a surabondance de produits trop gras, trop sucrés ou trop salés », dans des proportions spectaculaires. Ainsi, « 88 % des spots » à destination des plus jeunes « concernent des aliments de Nutri-Score D et E, c’est-à-dire les deux classements les plus défavorables du point de vue nutritionnel (contre 43 % pour les aliments « tous publics ») ».

L’étude « démontre l’incapacité des dispositions réglementaires et volontaires actuelles à protéger les enfants des dérives du marketing alimentaire », plaide encore l’UFC-Que Choisir, qui avec les autres associations demande « l’interdiction des publicités pour les aliments destinés aux enfants ayant un Nutri-Score D ou E, dans les contenus audiovisuels regardés par un grand nombre d’enfants », sur l’ensemble des chaînes télévisées ainsi que sur Internet.

En outre, « en l’absence de généralisation du Nutri-Score, un petit guide pratique est mis à la disposition des parents, donnant des conseils nutritionnels concrets pour chaque moment de consommation et indiquant le Nutri-Score de 114 aliments destinés aux enfants, pour chaque moment de consommation », précise encore l’UFC-Que Choisir.

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