Dermatose nodulaire bovine : Un cas signalé dans un élevage en Ariège
Un nouveau cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) a été détecté en Ariège, portant à 116 le nombre national de foyers depuis l’apparition de la maladie en France. Dans les dix départements du Sud-Ouest, 68,6 % du cheptel, soit 495.602 bovins, ont été vaccinés contre cette maladie, selon un bilan du ministère de l’Agriculture, actualisé au 1er janvier.
Malheureusement, le changement d’année n’efface pas tous les problèmes. Ce vendredi, un nouveau cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) a été détecté en Ariège, marquant le deuxième foyer de cette maladie, selon un bilan actualisé sur le site du ministère de l’Agriculture.
« C’est un troupeau de l’est de l’Ariège, qui était vacciné depuis une quinzaine de jours, et qui va être abattu » vendredi à Léran, a déclaré Philippe Lacube, président de la chambre d’agriculture de l’Ariège.
**116 foyers détectés depuis l’apparition de la maladie en France**
Ce troupeau de 113 vaches était vacciné, tout comme l’ensemble du cheptel de l’Ariège. Le ministère précise qu’un « animal vacciné est protégé à partir de 21 jours après l’injection d’une dose de vaccin » et que la maladie peut circuler discrètement dans un troupeau avant l’apparition des symptômes.
Ce nouveau cas porte à 116 le nombre officiel de foyers détectés sur le plan national depuis l’apparition de la maladie.
Les éleveurs de l’exploitation concernée ont accepté le protocole et « ne veulent pas de blocage chez eux », a expliqué Angel Alegre, co-porte-parole de la Confédération paysanne du département, qui organise vendredi un rassemblement à une vingtaine de kilomètres de l’exploitation touchée pour « informer l’État qu'(ils) ne se (laisseront) pas faire, pas abattre ».
**« Il faudrait qu’à un moment on passe à un abattage sélectif »**
« C’est assez simple pour l’État, de faire non pas machine arrière, mais machine avant » en adaptant le protocole pour éviter l’abattage total des troupeaux, estime-t-il, tout en reconnaissant ne pas attendre « grand-chose » sur le sujet lors des rencontres entre syndicats et gouvernement prévues à partir de lundi.
« Après vaccination, il faudrait qu’à un moment on passe à un abattage sélectif. Qu’on donne une chance aux vaches immunisées », a précisé Philippe Lacube.
Depuis le début de l’épidémie de DNC en Savoie cet été, l’État cherche à freiner la propagation du virus en s’appuyant sur « trois piliers » : l’abattage systématique d’un troupeau dès qu’un cas est détecté, la vaccination et la restriction des mouvements.
**68,6 % du cheptel vacciné dans le Sud-Ouest**
Dans les dix départements du Sud-Ouest, « 68,6 % du cheptel », soit 495.602 bovins, ont été vaccinés contre cette maladie, selon un bilan du ministère de l’Agriculture, actualisé au 1er janvier.
Une zone n’est considérée comme vaccinée, selon la réglementation européenne, que lorsque 95 % des élevages représentant 75 % des bêtes de la zone ont été vaccinés : un seuil atteint dans les départements de l’Ariège et des Pyrénées-Orientales.

