Décastar: «J’ai encore pas mal de boulot», Kevin Mayer se règle avant les championnats du monde de Doha

Kevin Mayer se veut rassurant à trois mois des championnats du monde. — NICOLAS TUCAT / AFP

  • Kevin Mayer a vécu un Décastar très particulier quelques mois après son record du monde.
  • Gêné par un genou capricieux, il n’a pas pu participer à toutes les épreuves mais a assuré sur celles auxquelles il a pris part.
  • Le Français n’est pas inquiet pour la suite de sa saison et donne rendez-vous au Mondiaux de Doha dans trois mois.

A Talence (Gironde),

Le pouce levé vers les tribunes, les mains qui applaudissent le bouillant public talençais. On se serait presque cru neuf mois plus tôt au Décastar dimanche avec Kevin Mayer. Ce jour historique où il a battu le record du monde du décathlon. Pourtant à cause d’un genou « capricieux » depuis quelque temps, le champion du monde est très loin de sa marque établie le 16 septembre dernier lors de cette édition 2019. Dès la troisième épreuve samedi, le Français a d’ailleurs décidé de se ménager en vue des Mondiaux de Doha. Il avait prévenu avant même le week-end : « Je ne prendrai aucun risque ! »

Mais Kevin Mayer est un champion. Et comme tous les champions, il n’abandonne pas comme ça et encore moins une compétition qui lui tient plus qu’à cœur. Alors s’il n’a disputé que six des dix épreuves au maximum de ses possibilités (il a fait l’impasse sur la hauteur, le 400m, le javelot et le 1.500m), il a tout même rassuré ses fans. Sur une jambe pourrait-on dire, il a fini premier au poids, au disque et sur le 110m haies, deuxième sur le 100m, troisième à la longueur. Finalement, la seule vraie déception du week-end fut à la perche (5,05 m alors que son record est à 5,60 m).

Il donne rendez-vous au Qatar

« Le bilan n’est pas si mitigé car mon 100m est par exemple très bon, ça veut dire que la forme est là. C’est un bon indicateur pour nous. Après, il y a forcément pas mal de frustration car on veut toujours mieux faire », reconnait-il. Mais pour le moment, Kevin Mayer se veut « prudent » avec son genou surtout dans une phase où les charges d’entraînement sont très importantes. Et puis comme il le rappelle il y a encore quelques semaines avant le 2 et 3 octobre et le décathlon des championnats du monde au Qatar :

Doha, c’est encore loin. J’ai encore le temps de travailler et il y a pas mal de boulot. Le décathlon important, c’est Doha ! Je l’ai en tête depuis mon record du monde. Je donne tout pour ça. »

Ce petit contretemps ne l’inquiète donc pas plus que ça. Il garde aujourd’hui encore une petite marge sur la concurrence et la confiance : « Comptez sur moi pour être bien présent à Doha. » Et Kevin Mayer est plutôt le genre à tenir ses promesses depuis le début de sa carrière alors rendez-vous dans trois mois.

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