De l’utile, du beau et parfois les deux à Lille, capitale mondiale du design

Les 10 objets que l’on retient de Lille capitale du design — 20 Minutes

A l’instar de toutes les manifestations culturelles, Lille Métropole 2020 capitale mondiale du design a été impactée par la crise du coronavirus. L’ouverture au public des nombreuses expositions n’a pu intervenir qu’au début du mois de septembre, obligeant les organisateurs à densifier le programme afin de pouvoir présenter aux visiteurs l’essentiel de ce qui a été produit pour l’occasion. 20 Minutes a visité trois expositions dont les thèmes ont une résonance locale particulière.

Avant d’aborder la première exposition, il faut se débarrasser de l’idée reçue qui consiste à croire que le design se borne à la fabrication de chaises tarabiscotées plus agréables à l’œil qu’aux fesses. Si l’on s’en tient à la définition du dictionnaire, on ne sera pas surpris, voire déçu : « Design, discipline visant à une harmonisation de l’environnement humain, depuis la conception des objets usuels jusqu’à l’urbanisme. » Du coup, en visitant l’expo La manufacture, a labour of love, à Saint-Sauveur, on ne s’étonne pas de voir des choses à l’esthétique discutable mais à l’utilité certaine.

Utile, durable et social

Comme le Sheltersuit, de Bas Timmer. Il s’agit de combinaisons chaudes et imperméables fabriquées à partir de matériaux recyclés et destinées aux sans-abri. C’est utile, durable et social. Outre la partie textile, d’autres sont consacrées au réemploi du bois, du métal ou même de gravats ou des déchets électroniques. Sur ce dernier point, on voit par exemple le travail de Peter Salera qui utilise la technique du tricot pour tisser un tapis avec de vieux câbles d’ordinateurs.

Dans une autre partie de Saint-Sauveur, l’expo Les usages du monde met en avant des initiatives visant à « penser et habiter le monde autrement ». Le projet 100 Watts de l’association roubaisienne Zerm par exemple. C’est une sorte de lit à baldaquin dont la conception permet de dormir au chaud dans des endroits sans isolation.

Il y a aussi le lampadaire d’éclairage solaire de Sunna Design. En plus de l’éclairage public, il permet de se raccorder pour, par exemple, recharger un téléphone portable. Son créateur l’imagine « révolutionner la question de l’accès à l’électricité en Afrique ». Moins loin, il serait peut-être utile aux nombreux migrants présents dans le Calaisis.

Bateau à roues et microalgues

Pour parler mobilité, il faut se rendre à l’Ecole des Arts et métiers. La vedette de l’expo, c’est le canot semi-rigide doté d’une sorte de train d’atterrissage. Les deux roues rétractables permettent le transport du bateau sans avoir besoin de le charger sur une remorque. On y voit aussi de grandes marques présenter leurs nouvelles trottinettes électriques ainsi.

Plus intéressant, il y a ce prototype de mobilier urbain, en l’occurrence un banc, qui utilise la photosynthèse des microalgues pour purifier l’air ambiant. Une invention qui serait bien utile dans la métropole lilloise, victime d’épisodes de pollution atmosphérique récurrents comme c’est d’ailleurs le cas ce mercredi.

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