France

Darmanin met en garde contre un risque de « prérévolution sociale » après les municipales.

Gérald Darmanin estime qu’il y a en France un « sentiment prérévolutionnaire électoral » suite aux résultats des municipales des 15 et 22 mars. La mairie de Fresnes, dans le Val-de-Marne, a subi de violentes dégradations vendredi soir, à la veille de l’installation du nouveau maire LR, des faits que le ministre « condamne fermement ».


Le résultat des élections municipales préoccupe Gérald Darmanin. D’après les résultats, le ministre de la Justice estime qu’il existe en France un « sentiment prérévolutionnaire électoral ».

Dans un entretien accordé au Parisien publié samedi, le garde des Sceaux observe « un malaise et une colère du peuple » exprimés lors des urnes les 15 et 22 mars, ainsi qu’un sentiment partagé par « un peu tout le monde » de se sentir négligé dans la société. Il évoque donc un risque de « prérévolution sociale » face aux inégalités présentes.

Darmanin indécis sur ses intentions pour la présidentielle

« Aujourd’hui, les partis traditionnels ne s’adressent plus qu’à des catégories de population, et non au peuple dans son ensemble », estime cette figure du mouvement macroniste, ajoutant que « ceux qui parviennent le mieux à communiquer avec ce peuple aujourd’hui sont le RN et LFI, malgré leurs défauts, leurs inexactitudes, leurs outrances ».

Pour répondre à cette situation, Gérald Darmanin a des idées sur l’organisation de son camp pour la présidentielle de 2027. Il rappelle une nouvelle fois son soutien à l’idée d’une primaire pour désigner un candidat représentant la droite et le centre. Sera-t-il candidat ? Sa réponse reste floue, mais il indique « ne rien exclure ».

Depuis les élections municipales, le climat est parfois tendu, avec des élus ou candidats insultés, bousculés ou empêchés de s’exprimer. À Fresnes, dans le Val-de-Marne, la mairie a subi de graves dégradations vendredi soir, la veille de l’installation du nouveau maire LR. Des incidents que le ministre « condamne fermement ». Des scènes chaotiques ont également été filmées dans plusieurs mairies de la banlieue parisienne où des candidats LFI ou divers gauche ont remporté les élections, notamment à Creil (Oise), Vaulx-en-Velin (Rhône), au Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis) ou à Mantes-la-Jolie (Yvelines).