Crise énergétique : Pairi Daiza a recueilli plus de 700 reptiles abandonnés

Pour faire face à la flambée des coûts de l’énergie, les particuliers tirent sur toutes les ficelles possibles afin de réaliser des économies. Cela se fait parfois aux dépens de leurs animaux domestiques comme l’assure le parc zoologique belge Pairi Daiza. La direction du parc a noté un nombre encore plus important que d’habitude des abandons de NAC (nouveaux animaux de compagnie) par les particuliers.

Le phénomène d’abandon des NAC par leurs propriétaires n’est pas nouveau. On craque pour un petit lézard, un serpent coloré, une tortue géniale… Et puis on se rend compte que cela demande beaucoup de travail, d’entretien, et que ces bêtes ne sont pas aussi câlines qu’un chat ou un chien. Du coup, rien qu’en 2021, alors que la crise énergétique n’était pas aussi prégnante qu’aujourd’hui, ce sont 623 reptiles et amphibiens que le refuge de Pairi Daiza avait recueilli affirme la direction du parc.

« Mieux vaudrait ne plus en acheter »

C’est encore pire en 2022 : « Malheureusement, le nombre de tortues, lézards et serpents recueillis en 2022 a battu tous les tristes records », déplore Pascal Dortu, le responsable du refuge. Dans les motifs invoqués par les propriétaires pour se justifier de l’abandon de leurs animaux, « c’est celui de la crise énergétique qui a été le plus souvent donné », poursuit-il dans un communiqué. Pompes pour les aquariums, lampes chauffantes pour les reptiles, autant de dispositifs particulièrement énergivores. « Confier son animal à un refuge 5 étoiles n’est pas la solution. Mieux vaudrait ne plus en acheter sans avoir bien réfléchi en amont », insiste Pascal Dortu.

En 2022, donc, Pairi Daiza a récupéré 598 tortues, 67 lézards, 75 serpents et un caïman, soit plus de deux abandons par jour. Sans compter l’état de santé de certains, à l’instar d’une tortue scalpée par une tondeuse à gazon. « Il y a toujours autant d’abandons, les gens ne changent pas », constate, amère, le responsable du refuge.