Covid-19 : Le conseil scientifique donne ses dernières recommandations avant sa dissolution

Créé mi-mars 2020 au début de l’épidémie de Covid-19 dans le pays, à la demande d’Emmanuel Macron, le Conseil scientifique s’apprête à tirer sa révérence le 31 juillet. La France en finira alors officiellement avec l’état d’urgence sanitaire, alors que la septième vague épidémique semble en phase descendante et que l’exécutif martèle qu’il faut apprendre à « vivre avec » le virus.

L’ultime avis du Conseil scientifique, d’une cinquantaine de pages, a été publié mercredi. Il ne se veut ni « un testament, ni un retour d’expérience alors même que l’épidémie n’est pas terminée », mais plutôt une « boussole ».

Les différents scénarios pour les prochains mois

Pour l’instance sanitaire, une diminution progressive de l’impact du SARS-CoV-2 est envisageable, grâce à l’immunité de la population post-vaccinations et post-infections, mais avec des « pics de circulation du virus à court terme ».

Il alerte parallèlement sur plusieurs « points d’attention » : le « problème de santé publique » des Covid longs, la santé mentale, « un épuisement de l’hôpital » aux « effets délétères sur les soins » et sur la riposte à de futures vagues épidémiques, la situation des « fragiles et précaires », immunodéprimés, âgés. La situation Outremer mais aussi dans les pays les plus pauvres reste également préoccupante, selon le Conseil.

Après fin juillet, un « comité de veille et d’anticipation des risques sanitaires », au-delà de la seule pandémie de Covid, doit prendre le relais du Conseil scientifique. Le gouvernement doit encore formaliser la création, a priori par décret, et la composition de cette instance placée auprès des ministres de la Santé et de la Recherche.