Coupe du monde : Les joueurs français ne sont pas les seuls à ne pas avoir reçu Amnesty International

Faut-il boycotter la Coupe du monde de Football ? C’est la question que se posent de nombreuses personnalités depuis quelques mois. Loin de se voiler la face sur la possibilité d’un boycott, les ONG tentent au moins de sensibiliser sur les enjeux du tournoi organisé au Qatar. C’est par exemple, le cas d’Amnesty international qui explique : « Derrière les paillettes se cache une terrible réalité : celle de milliers de travailleuses et travailleurs migrants maltraités, exploités et qui risquent leur vie pour rendre ce Mondial possible. »

Pour ce faire, Amnesty organise depuis plusieurs mois des échanges avec les équipes qui s’affronteront sur les terrains. Thème clé de ces rencontres : les droits humains au Qatar. Et pour certains internautes l’équipe de France serait la seule, ou l’une des seules, à ne pas avoir accepté de dialoguer avec l’ONG. Est-ce vrai ? 20 Minutes fait le point.

FAKE OFF

« Malgré nos multiples tentatives, aucun échange n’a eu lieu avec l’équipe de France », explique Lola Schulmann, chargée de plaidoyer à l’antenne française d’Amnesty. « Nous avons rencontré la fédération en avril et demandé à échanger avec les joueurs pour sensibiliser sur la question des droits humains. » Une demande restée sans réponse selon elle. « La FFF n’a pas pris la parole sur le sujet, contrairement à l’Allemagne et aux Pays-Bas qui reprennent la proposition d’indemniser les travailleurs migrants », poursuit-elle.

De leur côté, les délégations allemande et belge ont suivi les présentations. « À Herzogenaurach, tous les joueurs, l’équipe d’entraîneurs et le staff ont écouté les reportages sur les expériences personnelles au Qatar et les attentes pour la Coupe du monde », a-t-on écrit du côté de l’Allemagne, se félicitant de la démarche. Les équipes suisse, hollandaise, portugaise, finlandaise, norvégienne et australienne, n’ont pas non plus suivi les présentations organisées par l’ONG, même si elles ont échangé avec les antennes locales d’Amnesty. Donc les joueurs de Didier Deschamps sont loin d’être les seuls à ne pas avoir échangé avec l’ONG. « L’Espagne a également refusé », précise Lola Schulmann.

Selon nos informations, l’équipe de France entend faire d’autres actions pour soutenir ses valeurs. En exemple, le brassard porté par Raphaël Varane, capitaine lors du match de ce jeudi soir contre l’Autriche, en l’absence de Hugo Lloris, blessé. Il s’agissait d’un logo « One Love » à bandes colorées, qui sera également porté lors de la Coupe du monde. Une opération en faveur de l’inclusion et contre les discriminations à laquelle participent plusieurs fédérations européennes.