Coupe du monde féminine: Les Américaines sont encore au rendez-vous après une demie de toute beauté contre l’Angleterre

Alyssa Naeher a sauvé les Américaines en arrêtant le penalty de Steph Houghton en fin de rencontre. FRANCK FIFE — AFP

Devant leur écran, les joueuses de l’équipe de France ont dû comprendre ce mardi pourquoi le monde entier qualifiait la rencontre Angleterre – Etats-Unis de « finale avant l’heure ». Qualité technique, intensité et suspense, le Parc OL a été gâté pour son premier match dans cette Coupe du monde, remporté au final par les Américaines (1-2).

Les Américaines encore au rendez-vous. Les supporters français étaient restés sur leur faim lors d’un quart de finale froidement maîtrisé par Team USA (2-1) ? Les Américaines ont cette fois revêtu leur tenue de gala, ce mardi à Décines, pour s’offrir une troisième finale de Coupe du monde consécutive. A l’image d’un phénoménal petit pont de Rose Lavelle en pleine surface sur Millie Bright, enchaîné d’une puissante frappe (4e), l’entame a été étouffante pour les joueuses de Phil Neville. D’emblée à la dérive, elles ont cédé dès la 10e minute de jeu sur un centre de Kelley O’Hara repris de la tête par Christen Press (1-0). Titulaire surprise à la place de la star Megan Rapinoe, décisive en huitièmes et en quarts de finale et non utilisée ce mardi, l’ailière des Royals de l’Utah a rappelé toute la qualité du banc de Jill Ellis. A ses côtés, Rose Lavelle a mené de main de maître le jeu US parfois si léché, et sans calcul en raison de l’épatante résistance anglaise.

Le réalisme d’Ellen White et des Anglaises. Cette équipe anglaise est quand même surprenante. Au moment où on l’imaginait bien sombrer comme le Japon quatre ans plus tôt en finale (5-2), elle a égalisé à sa première demi-opportunité. Un service de Beth Mead et une demi-volée so clinic d’Ellen White (1-1, 19e) et la demi-finale était totalement relancée. Symbole de l’efficacité britannique, la co-meilleure buteuse du Mondial (six réalisations) ne s’est pas arrêtée là. Elle a inscrit un doublé, après une déviation de Jill Scott. Mais pour quelques centimètres, le VAR a annulé l’affaire (1-2, 69e), avant de donner un penalty aux Anglaises après un contact litigieux de Becky Sauerbrunn sur l’incontournable Ellen White (79e). Mais la capitaine Steph Houghton a écrasé sa tentative, stoppée par Alyssa Naeher (82e). La chance anglaise était passée, mais cette équipe mérite clairement sa qualif’ pour les prochains JO.

Alex Morgan, évidemment. On n’imaginait pas une championne de la trempe d’Alex Morgan se contenter de son anecdotique quintuplé contre la Thaïlande (13-0) durant cette Coupe du monde. Le jour de ses 30 ans, et pour ses retrouvailles avec le Parc OL, l’attaquante d’Orlando a été décisive.

Délicieusement servie par l’ancienne Parisienne Lindsey Horan, elle a inscrit le but de la victoire d’un coup de tête parfait (1-2, 31e), comblant de bonheur les 20.000 supporters américains présents.

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