Coupe du monde 2022 : Un boycott semble « compliqué à quelques semaines du début », estime Olivier Véran

Le porte-parole du gouvernement Olivier Véran a estimé ce vendredi qu’il serait « compliqué » de renoncer maintenant à organiser la Coupe du monde au Qatar. Mais il s’est réjoui de l’évolution des « mentalités » sur la question du changement climatique. « Ma conviction, c’est que si on devait prendre une telle décision, aujourd’hui on ne donnerait pas la Coupe du monde au Qatar, très probablement compte tenu de l’enjeu climatique », a-t-il dit sur RTL.

Interrogé sur l’ancien président François Hollande qui a assuré jeudi que s’il était encore président, il ne s’y rendrait pas, Olivier Véran n’a pas répondu sur la probabilité d’un déplacement du président Emmanuel Macron sur place. « Ce qui a été décidé il y a dix ans par une centaine de pays dans le monde, qui a été accompagné pendant dix ans, c’est compliqué à quelques semaines du début de dire tout d’un coup : en fait, il ne faut pas le faire », a jugé le ministre.

Critiques à gauche

« Il y a 10 ans, les premières réactions c’était : « est-ce que les footballeurs pourront faire des bons matchs dans des stades où il fait très chaud, même s’ils sont climatisés ? », aujourd’hui, c’est « est-ce qu’il est raisonnable de climatiser des stades dans la période actuelle ? », ça veut dire que les mentalités ont bougé et je vais vous dire : tant mieux », s’est-il réjoui.

A moins de deux mois du Mondial (21 novembre-18 décembre), les critiques se multiplient à gauche sur cette organisation. « Non à la coupe immonde » : les députés LFI ont notamment fustigé jeudi la « maltraitance des ouvriers immigrés » et les « matchs climatisés à ciel ouvert », réclamant une « réponse politique forte des autorités françaises ».