Coupe du monde 2022 : « Il nous ont fait des misères », se souvient Deschamps en parlant des Danois

Here we go again, Danemark… Comme en 98, comme en 2022 et plus récemment comme en 2018, l’équipe de France va de nouveau croiser la route de la Danish Dynamite, une vieille connaissance qui nous a sévèrement douillé lors de nos deux dernières confrontations. La première au Stade de France en juin dernier, où les Bleus avaient traîné leur peine malgré un chef-d’œuvre de feu Benzema, la seconde il y a quelques semaines, fin septembre, avec une belle défaite (2-0) à la clé. En conférence de presse de veille de match, vendredi, Didier Deschamps n’a pas hésité à dire que les grands blonds avec des chaussures colorées nous ont fait « des misères, beaucoup de misère ».

« Cette équipe danoise est sous cotée par rapport à sa valeur réelle, a-t-il poursuivi. L’idée c’est de faire en sorte qu’on inverse la tendance, sans aller jusqu’à parler de revanche. Ils nous connaissent, on les connaît, il y a eu une photographie en juin qui était différente de celle de septembre et il y en aura encore une demain, parce que la situation des deux équipes n’est pas forcément la même aujourd’hui. Tout ce qu’il y a eu avant nous sert mais sert aussi à cette équipe danoise qui a cette capacité sur tous les matchs de changer de système et ça peut amener à des difficultés différentes. »

Tout mais pas France-Danemark 2018, svp

Le match nul des Danois face à la Tunisie et les difficultés qu’ils ont éprouvées dans ce premier match sont autant de pistes pour Didier Deschamps et son staff à l’approche de la rencontre de samedi. Seulement voilà, piégés d’entrée et n’ayant pris qu’un seul point, Christian Eriksen et son équipe n’ont d’autres choix que de gagner face aux Bleus pour s’éviter des frayeurs inutiles dans ce groupe. Mais les Bleus sont prévenus et n’ont pas l’intention d’y aller en roulant des mécaniques.

« C’est une autre compétition, mais (leurs deux dernières victoires contre les Bleus), ça situe un peu le niveau du Danemark, une équipe très compétitive qui est capable de challenger les meilleurs, a admis Hugo Lloris depuis le centre de conférence de Doha. On n’a pas besoin de motivation supplémentaire à ce stade de la compétition, on a conscience de l’importance du match de demain. Lorsqu’on regarde ce qui a été fait entre la Tunisie et le Danemark, toutes les équipes sont prêtes tactiquement, physiquement, il y a de belles batailles et on se doit d’être prêt. »

On croise juste les doigts pour ne pas assister à la même « purgeasse » qu’en Russie il y a quatre ans. C’était un troisième match de poule, avec moins d’enjeux, mais on préfère prévenir quand même : le football ne vous le pardonnerait pas, messieurs.